Guinée: une étude pointe les risques humains et environnementaux de l’exploitation du fer des monts Nimba

En Guinée, l’ONG Climate Rights International alerte sur les conséquences humaines et environnementales de l’exploitation du fer dans les monts Nimba. Alors que les autorités viennent de lancer en grande pompe l’exploitation de Simandou, considéré comme le plus grand gisement de fer au monde, la société états-unienne Ivanhoe Atlantic espère, elle, démarrer en ce début d’année ses activités dans les monts Nimba, plus au sud. Problème : l’exploitation du fer causerait des dégâts irréparables dans cette zone classée au Patrimoine mondial de l’Unesco.
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Aux confins du Liberia, de la Côte d’Ivoire et de la Guinée, serpentent les monts Nimba. Véritable trésor de biodiversité par leurs espèces endémiques comme le crapaud vivipare, le chimpanzé et la chauve-souris ; barrière naturelle indispensable à l’équilibre du climat ; unique site de Guinée classé au Patrimoine mondial de l’Unesco mais étiqueté « en péril » depuis que les autorités en ont déclassé un millier d’hectares à destination de l’industrie minière…
Un projet sur le point d’aboutir avec des conséquences désastreuses pour l’environnement, selon l’étude d’impact révélée par Climate Rights International, dont fait partie Fabien Offner : « On parle d’un cycle des monts Nimba qui capte la pluie, qui est à la source de nombreux cours d’eau. Donc, c’est un tout. Ce n’est pas uniquement la forêt, les animaux ou les humains. C’est un site exceptionnel avec des conséquences potentiellement multiples, graves et irréversibles. »
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« Que les recommandations de cette étude soient mises en place de façon très rigoureuse »
Et cette étude ne concerne que la toute première phase du projet. L’activité minière risque aussi d’accentuer la pression foncière et sur les ressources, rendant plus difficile la vie des riverains. « À quel prix va-t-on exploiter le fer des monts Nimba, s’interroge Fabien Offner. Qu’est-ce qu’il y a à gagner et qu’est-ce qu’il y a à perdre ? Et si le gouvernement guinéen veut malgré tout avancer, il faut faire en sorte que les recommandations de cette étude soient mises en place de façon très rigoureuse. »
Le choix est désormais entre les mains du gouvernement guinéen qui détient 10% des parts du projet.
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