Gambie: Crise énergétique – La NAWEC annonce des délestages sur le long terme

La Compagnie Nationale de Distribution d’Eau et d’Électricité (NAWEC) a informé les journalistes au cours d’une conférence de presse que la récente crise énergétique que le pays a traversée est la résultante du conflit armé opposant les Etats Unis et Israël à la République Islamique d’Iran, de difficultés techniques, et de perturbations dans la chaine d’approvisionnement.
Mr Gallo Saidy, le directeur général de la Compagnie Nationale de Distribution d’Eau et d’Électricité, a déclaré que le conflit opposant les Etats Unis et l’Israël à l’Iran a affecté tous les services publics qui dépendent de l’utilisation de combustibles lourds. Il a déclaré que les délestages annoncés et mis en application par la NAWEC la semaine précédente était dus à des difficultés techniques relatives à l’importation d’énergie dans le pays.
« La demande était bien plus élevée que l’offre. Même notre production locale d’électricité combinée avec l’énergie importée des pays voisins n’a pas suffi à ravitailler tous les foyers. C’est la raison pour laquelle nous avons dû rationner l’approvisionnement en électricité. Compte tenu des circonstances, nous n’avions pas le choix. Et il est important de faire savoir au public que ces mesures devront être appliquées sur le long terme, » a-t-il ajouté.
Mr Saidy a également précisé aux journalistes que les Gambiens doivent comprendre que la NAWEC importe la majeure partie de l’électricité fournie aux ménages. Il a dit que le pays ne dispose nullement des ressources adéquates pour générer sa propre électricité en quantité suffisante.
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Mr Saidy a déclaré que le capital humain est la seule ressource dont dispose le pays. « Nos besoins énergétiques nous sont fournis en majeure partie par l’entremise d’initiatives régionales telles que Le Projet d’Electrification de l’Afrique de l’Ouest de la CEDEAO et le Projet D’Electrification de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Gambie (OMVG). Ce n’est ni un problème d’approvisionnement sur le plan local, ni sur le plan régional. C’est un problème global car nous vivons tous dans un village planétaire. Nous sommes interconnectés et tant que le conflit perdurera, il serait naïf de croire qu’un approvisionnement constant et adéquat en électricité serait possible, » a déclaré aux journalistes le directeur général de la NAWEC.
Mr Sanna Gomez, le directeur de la planification et des opérations de la Compagnie Nationale de Distribution d’Eau et d’Électricité (NAWEC), a déclaré que la NAWEC est confrontée à un manque de capacités en raison de multiples facteurs. Selon lui, la NAWEC fait face à un déficit logistique relatif à l’acheminement du carburant.
« Notre capacite actuelle est d’environ 78 mégawatts. Cela inclut nos importations plus la production locale de la NAWEC, » a-t-il révélé.
Mr Gomez a révélé que la NAWEC a installé quatre centrales électriques dans la Grande Banlieue de Banjul. L’électricité générée par ces quatre centrales électriques combinée avec l’électricité importée du Sénégal et de la Guinée est de 78 mégawatts
Mr Gomez a également révélé aux journalistes que la demande actuelle en électricité au plan local est de 106 mégawatts, ce qui excède largement la capacité de production et de distribution de la NAWEC.
« Nous constatons au vu de ces chiffres que la demande excède l’offre. Nous importons environ 52% de nos besoins en électricité. Nous n’en produisons que 22%. Nous avons donc un déficit de 26 mégawatts que nous devons combler. Par conséquent, nous n’avons d’autre choix que de rationner l’approvisionnement en électricité. Autrement dit, le pays entier sera plongé dans l’obscurité totale, » a-t-il déclaré.
Selon Mr Gomez, c’est ce déficit de 26 mégawatts qui les a incités à prendre des mesures pour le rationnement de l’électricité. Sept à huit turbines seront déconnectées afin de garantir la stabilité du réseau électrique.
Entre-temps, Mr Sonko Ceesay, le directeur adjoint de la NAWEC, a révélé que la compagnie opère trois centrales électriques à Kotu, Brikama et Jambur. Il a précisé que celle de Jambur est une centrale solaire.
« Le conflit armé opposant les Etats Unis et l’Israël à l’Iran a non seulement provoqué une hausse du prix du carburant, mais il y a également des perturbations dans la chaine d’approvisionnement mondiale dans la mesure où nous avons du mal à acquérir des pièces de rechange. Nous mettons tout en oeuvre afin de garantir la livraison de pièces de rechange car nous souhaitons accélérer les travaux d’entretien présentement en cours, » a-t-il révélé.
Mr Ceesay a déclaré que les autres turbines de la NAWEC sont actuellement l’objet de travaux d’entretien. Il espère que ces turbines seront réparées et remises en service d’ici les six prochaines semaines.
« Le conseil d’administration a approuvé la remise en service des turbines G6 et G8 de Kotu, car leur acquisition a coûté plus de 200 millions de dalasis, » a-t-il révélé.
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