Exercice naval Mosi-3 en Afrique du Sud: enquête sur la participation de l'Iran

Le ministère sud-africain de la Défense a annoncé vendredi l’ouverture d’une enquête sur le maintien de la participation de l’Iran à un exercice naval près du Cap, contraire aux instructions du président et fustigé par Washington.
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En Afrique du Sud, c’est un communiqué de quelques lignes qui fait beaucoup de bruit. Après la confusion sur la participation de l’Iran à l’exercice militaire Mosi-3 au large des côtes sud-africaines, la ministre de la Défense confirme que Cyril Ramaphosa avait bien demandé que l’Iran ne soit que pays observateur, que cet ordre avait bien été « communiqué à toutes les parties concernées », mais que les instructions « ont pu être déformées ou ignorées », parce qu’un navire iranien a été vu quitter le port et rejoindre les navires sud-africains, chinois et russes.
« L’instruction a été clairement communiquée à toutes les parties concernées et acceptée », a confirmé vendredi le communiqué du ministère de la Défense publié sur X. « La ministre a créé une commission d’enquête afin d’examiner les circonstances entourant ces allégations et de déterminer si l’instruction du président a pu être mal interprétée et/ou ignorée », ajoute celui-ci.
La commission a 7 jours pour comprendre tout ce qu’il s’est passé lors de cet exercice militaire conjoint.
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La participation de l’Iran à Mosi-3 a attiré les foudres de Washington
La participation de Téhéran à ces manœuvres de pays des Brics+, dont la Chine et la Russie, s’est attirée la foudre des États-Unis, qui l’ont estimée « inadmissible » via leur ambassade jeudi 15 janvier.
« Les États-Unis prennent note avec inquiétude des informations selon lesquelles le ministre de la Défense et la SANDF ont bravé un ordre gouvernemental concernant la participation de l’Iran aux exercices navals en cours. L’Iran est un acteur déstabilisateur et un État soutenant le terrorisme, et sa participation à des exercices conjoints – à quelque titre que ce soit – compromet la sécurité maritime et la stabilité régionale. Il est particulièrement inadmissible que l’Afrique du Sud ait accueilli les forces de sécurité iraniennes alors qu’elles tiraient, emprisonnaient et torturaient des citoyens iraniens engagés dans des activités politiques pacifiques que les Sud-Africains avaient si durement obtenues. L’Afrique du Sud ne peut donner de leçons de « justice » au monde tout en se montrant conciliante envers l’Iran », a écrit l’ambassade américaine en Afrique du Sud sur son compte X.
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