Est de la RDC: le cessez-le-feu annoncé à Luanda reste sans effet

C’est à midi ce mercredi 18 février que devait entrer en vigueur un cessez-le-feu entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23. La date et l’heure avaient été annoncées le 9 février à Luanda par le président angolais João Lourenço, à l’issue d’une rencontre avec le président togolais Faure Gnassingbé, médiateur de l’Union africaine, l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, le président congolais Félix Tshisekedi. Neuf jours plus tard, cette nouvelle tentative s’inscrit dans une série d’initiatives restées sans effet. Un énième cessez-le-feu qui, au-delà de son entrée en vigueur annoncée, se heurte une fois encore à la question de la confiance entre les parties.

Publié le :



2 min Temps de lecture

Dès le lendemain du communiqué du président angolais João Lourenço, le président congolais Félix Tshisekedi déclarait avoir « accepté le principe d’un cessez-le-feu, dans un esprit de responsabilité, d’apaisement et de recherche d’une solution pacifique au conflit ».

Mais sur le plan politique et militaire, l’initiative angolaise soulève des questions dans l’opposition et particulièrement du côté de l’AFC/M23. Première question : le statut même de João Lourenço. Il avait été désigné médiateur par l’Union africaine, avant d’être remplacé par le président togolais Faure Gnassingbé lors de la présidence de l’UA.

Aujourd’hui, il revient dans un cadre ad hoc réunissant deux chefs d’État en exercice, lui-même et Faure Gnassingbé ainsi que l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, aux côtés de Félix Tshisekedi, qui est partie au conflit. La nature institutionnelle et la légitimité de cette configuration ne sont pas clairement établies, souligne notamment l’opposant en exil Claudel-André Lubaya.

Autre question : l’articulation avec le processus de Doha. À Doha, un cessez-le-feu et un mécanisme de surveillance ont déjà été signés, mais pas respectés. Le lien entre ces engagements et le cessez-le-feu annoncé à Luanda n’est pas précisé. Aucune consultation formelle de toutes les parties n’a été rendue publique avant l’annonce de la date.

Pendant ce temps, les combats se poursuivent, notamment dans le Sud-Kivu, ce qui interroge sur la mise en œuvre effective de cette nouvelle tentative de cessez-le-feu.

source

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Scroll to top
Close