Est de la RDC: après les sanctions de Washington envers l’armée rwandaise, quel impact ?

Le mouvement assume un renforcement de ses effectifs : de nouveaux combattants ont été présentés lundi par l’AFC/M23, comme des forces spéciales mobiles de l’Armée révolutionnaire congolaise, la branche armée du mouvement. Selon l’AFC/M23, ils seraient au moins 1 500. Un chiffre que RFI n’a pas pu confirmer auprès de sources indépendantes. D’après le mouvement rebelle, ces recrues viennent d’achever leur formation au camp militaire de Rumangabo, près de Goma.
Sur la vidéo diffusée par le mouvement, la cérémonie est présidée par Sultani Makenga, déjà sanctionné par l’Union européenne et l’ONU.
Ces recrues, parmi lesquelles figurent d’anciens militaires des FARDC, doivent rejoindre immédiatement différentes lignes de front, a-t-il affirmé.
Sultani Makenga a également réaffirmé l’intention de son mouvement de poursuivre la guerre.
Il y a une semaine déjà, d’autres recrutements avaient été organisés publiquement. Par exemple, le gouverneur installé par la rébellion a effectué une tournée pour encourager les communautés à pousser leurs jeunes, âgés de 18 ans et plus, à rejoindre l’AFC/M23.
Depuis plusieurs semaines, on observe ainsi un renforcement en hommes. Il y a un mois déjà, le mouvement avait présenté, selon ses propres chiffres, plus de 7 000 recrues ayant terminé leur formation à Tshanzu, dans le territoire de Rutshuru. À cela s’ajoutent deux revendications, en l’espace d’un mois, de frappes de drones visant l’aéroport de Kisangani.
Des actions qui tendent, selon certains experts, à relativiser, de la part de l’AFC/M23, l’apport de Kigali, malgré de nombreux rapports de l’ONU et des États-Unis. L’objectif serait de montrer que l’AFC/M23 se considère comme un mouvement capable de mener seul les combats : au sol avec ses recrues, et dans les airs avec des drones.
Reste désormais à voir quelle sera la position des États-Unis, principaux médiateurs, face à cette posture affichée par l’AFC/M23.



