Élection présidentielle au Cameroun: la «bataille» du Nord a commencé

Au Cameroun, ce n’est pas encore la campagne électorale de l’élection présidentielle du 12 octobre, mais déjà tous les chemins mènent au Nord. Les candidats et leaders politiques de tous bords se succèdent dans cette partie du pays composée de trois régions, l’Adamaoua, le Nord et l’Extrême Nord, et riche de plus du tiers du corps électoral national. Après Issa Tchiroma Bakary et Bello Bouba Maïgari, qui sont tous les deux des figures locales, ces dernières heures, c’est le ministre des Finances, Louis-Paul Motaze – à la tête d’une délégation gouvernementale – qui y a effectué, au nom du président et candidat Paul Biya, une visite de travail. 

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Avec notre correspondant au Cameroun, Polycarpe Essomba

Au pied de l’avion comme à toutes les étapes de son séjour, Louis-Paul Motaze qui conduisait à Maroua une délégation de plusieurs ministres a été accueilli par une foule de personnes particulièrement enthousiastes, pour la plupart des militants du RDPC, le parti présidentiel et quelques uns des partis alliés. L’objet annoncé de la visite était pourtant essentiellement économique mais en cette période de pré-campagne électorale, elle a été littéralement transformée en rallye politique.

Démonstration de force

Une démonstration de force du RDPC, comme une réponse à la liesse populaire qui avait accompagné il y a près de deux semaines le retour de l’ancien ministre et candidat à l’élection présidentielle, Issa Tchiroma Bakary à Garoua. Dans cette même partie du pays, Bello Bouba Maïgari, le candidat de l’UNDP  a entamé, depuis le 21 août, un programme de pré-campagne de plusieurs dates dans les villes et localités du septentrion, de l’ Adamaoua jusqu’à Maroua dans l’Extrême Nord.

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Cette ruée vers le Nord est appelée à s’intensifier dans les prochaines semaines avec d’autres candidats selon leurs états-majors respectifs. Et si le programme de campagne du président sortant, Paul Biya, reste inconnu, à Maroua les responsables locaux du RDPC ont dit attendre que le président sortant y tienne un meeting. En 2018 déjà, c’est la seule sortie qu’il s’était autorisée, renforçant le caractère incontournable de la région en période électorale, en dépit des nombreux défis notamment sécuritaires et de développement auxquels elle est confrontée. 

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