Criminalité transfrontalière: RDC et Zambie veulent renforcer la sécurité à leur frontière

La RDC et la Zambie renouvellent leurs engagements pour renforcer la sécurité à leur frontière et combattre la criminalité transfrontalière. Ce sont les conclusions de la 14ᵉ session de la Commission permanente mixte Défense et sécurité RDC-Zambie qui s’est clôturée ce 15 janvier 2026 à Lubumbashi, dans le sud du Congo.

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Avec notre correspondante à Lubumbashi, Denise Maheho

Sur la route allant de la ville de Kolwezi, chef-lieu de la province de Lualaba situé dans le sud de la RDC, vers le poste frontalier avec la Zambie de Kasumbalesa, dans la province du Haut-Katanga, des camions transportant du cuivre et du cobalt sont régulièrement attaqués par des bandits. Des chauffeurs ont été agressés, parfois violemment, voire mortellement.

La RDC et la Zambie s’engagent ainsi à combattre cette criminalité. Jacquemain Shabani, ministre congolais de l’Intérieur, insiste : « Les débats ont mis en évidence le terrorisme, la criminalité transnationale, le banditisme, l’empiètement de la ligne frontalière. Et tout ceci exige une vigilance constante et une capacité d’adaptation permanente pour être jugulés. »

« Combattre tout qui ce peut anéantir nos efforts pour la paix »

Son homologue zambien Jacob Mwiimbu soutient lui aussi que sans la sécurité, il n’y a pas de croissance économique possible : « Il est important de continuer à renforcer nos relations et à mener conjointement des opérations pour renforcer notre sécurité et notre défense commune et combattre tout qui ce peut anéantir nos efforts pour la paix. »

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Des mesures ont été prises, indique l’entourage du ministre congolais, mais qui n’ont toutefois pas été dévoilées.

La semaine dernière, l’ambassadeur zambien en poste à Kinshasa s’inquiétait d’une vague d’attaques sur les transporteurs zambiens dans la province du Haut-Katanga, sur le sol congolais.

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Le 23 décembre dernier, la République démocratique du Congo (RDC) avait annoncé la reprise de ses exportations de cobalt, après dix mois de suspension pour contrer la chute des prix de ce minerai stratégique dont elle est le premier producteur mondial. Le gouvernement avait justifié le gel des exportations décidé le 22 février pour quatre mois pour « stabiliser le marché du cobalt […] face à la surabondance de l’offre ». Les cours, divisés par quatre en trois ans, étaient tombés à leur plus bas depuis huit ans.

Sa production, concentrée dans le Katanga, région frontalière de la Zambie notamment, est épargnée par le conflit armé qui ravage les provinces minières de l’est congolais, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, à plus de 1 000 km, où le groupe politicio-militaire AFC/M23, soutenu par le Rwanda, contrôle de larges zones.

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