Côte d'Ivoire: trois députés-maires du PDCI refusent d'intégrer le groupe du parti au Parlement

C’est un énième épisode, qui illustre les divisions internes au sein du PDCI. Alors que l’Assemblée nationale a mis en place son bureau et ses groupes parlementaires jeudi, trois députés-maires PDCI, Jacques Ehouo (commune du Plateau), Sylvestre Emmou (commune de Port-Bouët) et Jean-Marc Yacé (commune de Cocody), ont décidé de ne pas intégrer le groupe de leur parti. Après le revers aux législatives en décembre 2025, où le PDCI a vu son nombre de députés divisé par deux, le voilà confronté, à des nouveaux remous internes.

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Avec notre correspondante à Abidjan, Bineta Diagne

Sur les 31 députés PDCI, 28 siègeront officiellement au sein du groupe parlementaire PDCI, censé être la principale force de l’opposition au Parlement de la Côte d’Ivoire. Trois députés étaient absents lors de la plénière consacrée à l’élection des membres du bureau de l’Assemblée, cette semaine. Tout est parti de la désignation du président du groupe parlementaire, portée sur Me Chrysostome Blessy. Choix imposé par la direction du parti, sans « concertation plus large », estime un des députés frondeurs.

Des « déstabilisateurs »

Après avoir exprimé leur désaccord dans un premier temps, les trois députés se rangent derrière le choix du parti. Ils participent en rang serré à la séance inaugurale de l’Assemblée fin janvier 2026. Mais entre temps, des échanges confidentiels les présentant comme étant des « déstabilisateurs » fuitent sur les réseaux sociaux.

Faute d’excuses, les trois personnalités décident de ne pas siéger au sein du groupe parlementaire, quitte à l’affaiblir dans une Assemblée dominée par le RHDP

« La porte reste ouverte »

« La porte reste ouverte, ils peuvent s’inscrire à tout moment », affirme le porte-parole du PDCI, Soumaïla Bredoumy. Au-delà de ce psychodrame, « il est urgent de faire un bilan au sein du parti », affirme un de ces députés frondeurs, pour qui la priorité, reste aujourd’hui, la tenue d’un bureau politique et d’un congrès, pour toiletter les textes, mais aussi évoquer les problèmes internes du parti.

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