Cote d'Ivoire: SIA 2026/Participation stratégique de la FPH-CI – Dally Jules à la recherche des partenaires fiables

Présente au Salon international de l’agriculture (Sia) 2026, au sein de la délégation de l’Oia Apromac, la Fédération des Opa de producteurs de caoutchouc naturel de Côte d’Ivoire (Fph-CI) affirme son ambition : faire de ce rendez-vous mondial un catalyseur de croissance inclusive et durable pour la filière hévéa de Côte d’Ivoire, au profit direct des producteurs.
Membre actif de l’Oia Apromac, la Fph-CI, à travers le Collège des producteurs que préside le Pca Dally Jules, porte une vision claire : améliorer durablement les revenus et le bien-être des producteurs de la filière hévéa de Côte d’Ivoire.
À l’occasion de la traditionnelle Journée de l’hévéa, célébrée le 23 février dernier, la Fph-CI a lancé une offensive stratégique en direction des investisseurs internationaux. Deux projets structurants ont été présentés. Il s’agit de la valorisation de la graine d’hévéa (avec un potentiel de plus de 60 000 tonnes mobilisables par an) et la transformation du bois d’hévéa en fin de vie économique (plus d’un million d’arbres recensés en seulement deux semaines d’opération, fin 2024).
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« Je suis ici pour présenter nos produits phares, pour lesquels nous recherchons des partenaires fiables. Nous avons déjà, en Côte d’Ivoire, tissé des relations que nous sommes venus renforcer. Ce, afin de signer des partenariats solides autour de la graine d’hévéa et du bois d’hévéa en fin de vie économique. (…) Cela permettra à nos producteurs de disposer de ressources supplémentaires, en plus de ce qu’ils perçoivent à travers les fonds de tasse. Nous pensons que c’est une réelle opportunité pour nous », a fait savoir le président du Collège des producteurs.
Ces initiatives positionnent la filière hévéicole ivoirienne comme un modèle d’économie circulaire et de croissance verte, et inscrivent la Fph-CI dans la dynamique du Sia 2026, dont le thème est : « Générations solutions ».
La transformation de la graine d’hévéa en huile végétale et en biocarburant ouvre des perspectives majeures pour la transition énergétique et l’économie, tandis que le bois d’hévéa constitue une alternative écologique et compétitive au bois forestier. Ces deux projets sont appelés à transformer significativement l’économie et la vie des producteurs, en améliorant durablement leurs revenus et leur bien-être.
Au-delà du producteur de la filière hévéa, c’est toute sa communauté qui sera durablement impactée par la création de nouvelles chaînes de valeur éco-responsables, porteuses de sources de revenus inédites et créatrices d’emplois directs et indirects.
La fédération porte également un ambitieux programme d’extension et de replantation du verger hévéicole national, avec pour objectif 50 000 hectares plantés par an sur dix ans. Des expérimentations sont en cours dans plusieurs régions du Grand nord ivoirien, notamment dans le Gontougo, le Poro et le Bafing, illustrant une dynamique d’expansion maîtrisée et concertée.
Cette extension met en outre l’accent sur l’association entre l’hévéa et les cultures vivrières, afin de contribuer à l’autosuffisance alimentaire prônée par l’État de Côte d’Ivoire. « Nous avons des projets d’augmentation de notre verger. Car pour conserver notre rang de troisième producteur mondial de caoutchouc naturel et de premier producteur africain, et surtout si nous voulons accéder à la deuxième place mondiale, il nous faut continuer à créer de nouvelles plantations », a expliqué le Pca Dally Jules à la presse.
Une conférence stratégique, intitulée Contribution du Programme d’urgence de renouvellement et d’extension du verger hévéicole national à l’amélioration durable des revenus et à la transformation économique du monde rural, se tiendra le 28 février 2026, à Paris. Elle sera animée par le Pca de l’Oia Apromac, Charles-Emmanuel Yacé, dans l’objectif de mobiliser les investisseurs et la diaspora autour de la transformation économique du monde rural.
À travers cette participation, la Fph-CI confirme son rôle moteur dans la structuration, la modernisation et la diversification de la chaîne de valeur hévéicole. Elle réaffirme son engagement en faveur d’une filière performante, durable et créatrice de prospérité partagée, au service des producteurs et du rayonnement agricole de la Côte d’Ivoire.



