Cote d'Ivoire: Protection des données à caractère personnel – L'Artci rappelle leurs droits et devoirs à des milliers de jeunes

Célébrée le 28 janvier de chaque année, la Journée internationale de la protection des données à caractère personnel a été marquée, cette année, en Côte d’Ivoire, par une séance de sensibilisation des jeunes à l’Injs, à Marcory.
Information et consentement avant exploitation, droit d’accès, droit à la portabilité des données, droit d’opposition, droit de rectification et de suppression, droit à l’effacement, droit de saisir l’autorité de protection des données… En Côte d’Ivoire, l’exploitation des données à caractère personnel est assujettie à des règles juridiques rigides qui donnent toute la latitude aux utilisateurs du numérique d’accepter ou non que leurs données personnelles soient utilisées par des tiers et de définir comment cela doit se faire le cas échéant.
L’Artci (Autorité de régulation des télécommunications/Tic de Côte d’Ivoire) a jugé bon de rappeler ces droits aux jeunes, le 28 janvier, à la faveur de la Journée internationale de la protection des données à caractère personnel, célébrée pour la première fois en Côte d’Ivoire.
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Des milliers d’étudiants de l’Injs (Institut national de la jeunesse et des sports) joints par ceux d’autres écoles d’Abidjan ont occupé tous les sièges de la salle omnisports de l’Injs pour suivre avec attention les nombreuses présentations qui ont été faites.
Pour Lakoun Ouattara, directeur général de l’Artci, connaitre ses droits en matière d’exploitation des données personnelles est le point de départ pour une meilleure protection des utilisateurs du numérique. « La loi vous reconnaît des droits que vous pouvez exercer à l’égard de toute personne ou organisme qui collecte, utilise ou partage vos données personnelles. Les responsables de traitement, sous-traitants ou tiers ont l’obligation de respecter vos droits, conformément à la loi n°2013-450 du 19 juin 2013 relative à la protection des données personnelles », a-t-il expliqué.
Il a précisé que toute personne publique ou privée qui collecte des informations via internet sur une personne, qu’il s’agisse du nom, du numéro de téléphone, de l’image, de la profession ou de la localisation, doit fournir une information claire sur l’utilisation qu’elle envisage de faire de ces données, le temps pendant lequel elle les utilise et les conserve et sur l’exercice des droits de la personne concernée à l’égard desdites données. « Cette information doit être claire et intelligible. Une bonne information permet de décider librement si vous confiez ou non vos données à ce responsable de traitement », a-t-il souligné.
Patricia Amand, membre du conseil de régulation de l’Artci, elle, a plutôt prodigué des conseils aux jeunes : « une publication imprudente aujourd’hui peut vous être préjudiciable demain. Il faut protéger son empreinte numérique, préserver son intimité en fixant une ligne rouge entre sa vie privée et sa vie publique ».
Et le directeur général de l’Injs, Habib Sanogo, de renchérir appelant à la formation de citoyens numériquement responsables : « les réseaux sociaux sont des extensions de vous. Il faut avoir le réflexe de protéger vos données ».
En Côte d’Ivoire, à l’en croire, un jeune passe en moyenne six heures sur internet par jour.



