Côte d’Ivoire: les entreprises affichent leurs doutes face aux nouvelles mesures fiscales

En Côte d’Ivoire, une nouvelle annexe fiscale est entrée en vigueur depuis le 5 janvier 2026. Son but : mobiliser plus de ressources, tout en préservant l’économie. Elle renforce notamment la rationalisation et la simplification du dispositif fiscal. Mais le secteur privé reste globalement dubitatif.

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Avec notre correspondante à Abidjan, Bineta Diagne

L’annexe fiscale 2026 comporte 41 mesures. Parmi elles, il y en a pour lutter contre l’évasion fiscale. Ainsi les plateformes de commerce en ligne qui ne sont pas installées en Côte d’Ivoire seront imposées à hauteur de 30 % de leurs bénéfices. Il y a aussi des mesures de soutien aux entreprises, à l’image d’une exonération fiscale pour les startups du numérique labellisées.

Malgré ces changements, les demandes du secteur privé restent les mêmes : élargir l’assiette fiscale, notamment au secteur informel, ou encore supprimer les minima de perception d’impôt.

« Des boulets aux pieds des PME »

Kanigui Ouattara, le président de la Fédération des petites et moyennes entreprises (PME), affirme : « La mise en place de ces minimas de perception, les patentes et BIC [bénéfices industriels et commerciaux, NDLR] constituent des boulets aux pieds des PME, parce qu’elles sont obligées de payer plus qu’il ne faut par rapport à leurs capacités réelles de contribution. » 

Autres problèmes : les difficultés de remboursement de la TVA, la superposition avec d’autres contrôles, douaniers et sociaux. Conséquence : les entreprises estiment être moins compétitives. Stéphane Aka Angui, le directeur exécutif de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI), souligne : « Les entreprises formelles considèrent, et à juste titre, que l’effort qui leur est demandé devient de plus en plus lourd au détriment de leur compétitivité, de leurs capacités d’investissements ou de leurs capacités d’embauches. »

Ce responsable préconise d’associer le secteur privé à un dialogue au moment de la préparation des réformes. Des réformes qui, cette année, visent à encourager l’investissement privé. Avec notamment, des mesures pour favoriser l’accès au logement économique et social.

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