Côte d’Ivoire: le régulateur de la filière de l’anacarde prolonge des mesures pour sécuriser le secteur

En Côte d’Ivoire, la campagne de commercialisation de l’anacarde a démarré le 9 février 2026. Le pays en est le premier producteur mondial. Le régulateur de cette filière vient de prendre une mesure pour soutenir les entreprises locales : le Conseil du coton et de l’anacarde a prolongé d’une semaine la période durant laquelle les entreprises ivoiriennes peuvent en priorité acheter les noix brutes de cajou auprès des producteurs.
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Avec notre correspondante à Abidjan, Bineta Diagne
Cette mesure répond à un souci : celui de sécuriser l’approvisionnement des transformateurs ivoiriens, indique une source au sein du Conseil du coton et de l’anacarde (CCA).
Pour l’heure, le CCA évoque « un très bon démarrage » de la campagne, avec un prix bord champ respecté et un produit régulièrement enlevé des mains des producteurs, poursuit cette source. Côté transformateurs ivoiriens, cette mesure est perçue comme une bouffée d’oxygène. « Cela va nous permettre de prendre une avance », commente un responsable du Groupement des transformateurs de Côte d’Ivoire. Car les objectifs sont élevés : le gouvernement mise sur 700 000 tonnes d’anacarde transformées au niveau local.
Ces trois dernières années, plusieurs mesures ont été mises en place pour aider les transformateurs ivoiriens face à des entreprises asiatiques très compétitives : ils bénéficient, par exemple, d’un stock d’amorçage qui représente 20% de leurs capacités d’achat, d’une subvention financière de l’État, ou encore d’un financement de la Banque nationale d’investissement.
Une baisse de la production
Seule ombre au tableau : les agriculteurs affirment constater une baisse de la production. Les statistiques ne sont pas encore disponibles, mais l’objectif d’1,5 million de tonne sera difficile à atteindre cette année, reconnait un producteur : « Cette baisse est liée, poursuit ce producteur, à des pluies précoces survenues en janvier et qui ont perturbé l’anacardier. »
Conséquence : la première récolte n’a pas été bonne. Les regards sont désormais tournés vers la seconde récolte d’anacarde, qui s’achève d’ici la fin du mois d’avril.



