Cote d'Ivoire: Coopération économique – Une chambre d'affaires unit désormais les secteurs privés ivoirien et sud-africain

Une nouvelle ère s’est ouverte dans la coopération économique entre la Côte d’Ivoire et l’Afrique du Sud. Abidjan et Johannesburg ont franchi le cap, le 27 février, à Cocody, en procédant à l’ouverture officielle de la Chambre d’affaires Côte d’Ivoire-Afrique du Sud.
La cérémonie s’est déroulée en présence du Département du commerce, de l’industrie et de la concurrence (Dtic) et l’Assurance-crédit à l’exportation d’Afrique du Sud (Ecic); de Grant Webber, président de la Chambre de commerce Ghana-Afrique du Sud, qui couvre toute l’Afrique de l’Ouest; de la Chambre de commerce et d’industrie de la Côte d’Ivoire (Cci-CI) ainsi que de nombreux potentiels investisseurs.
Anselme Tegbo, président de la Chambre de commerce et d’affaires de la Côte d’Ivoire en Afrique du Sud (Cisadc), a indiqué que cette signature marque la naissance d’un pont économique entre la Côte d’Ivoire et l’Afrique du Sud. Selon lui, le commerce intra africain doit devenir une réalité concrète, l’Afrique ne pouvant plus se contenter d’exporter ses matières premières et d’importer des solutions. Les Africains doivent se donner les outils pour le développement du continent.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Cette chambre vient concrétiser l’esprit de la Zlecaf, l’ère de l’intégration régionale, de l’Afrique qui produit, qui transforme et qui finance par elle-même ses projets. « Notre ambition, c’est de faire de cette chambre une plateforme qui supportera les opportunités économiques entre nos deux pays. Nous voulons organiser des missions commerciales, faciliter les joint-ventures industriels et accompagner le financement ainsi que la structuration de tous les projets qui nous seront présentés », a-t-il assuré.
Anselme Tegbo a conclu en affirmant que l’institution qu’il dirige compte faire de la Côte d’Ivoire la porte d’entrée stratégique de l’Afrique de l’Ouest pour les entreprises sud-africaines. Elle entend faire de l’Afrique du Sud un hub industriel technologique de référence pour les entreprises ivoiriennes.
Diomandé Siaba Gondo, premier conseiller de l’ambassade de Côte d’Ivoire en Afrique du Sud, a indiqué que les États ont fait leur part avec les différents actes officiels. Il appartient désormais au secteur privé ivoirien et sud-africain de traduire en actes concrets les volontés politiques.
Il a annoncé la toute première mission de prospection des Petites et moyennes entreprises (Pme) ivoiriennes à Durban, du 25 au 29 mai. Les secteurs concernés sont l’agriculture, l’agro-industrie, les mines, la banque, la finance, le tourisme, les industries culturelles et créatives.
Cette visite de prospection s’impose. Surtout que, depuis 1994 que les relations éco-diplomatiques ont été ouvertes entre les deux pays jusqu’en 2025, le volume des échanges est passé de 65,9 millions à 98,4 millions de dollars.
On note certes une croissance de 48% qui est en-deçà des capacités économiques de l’Afrique du Sud et de la Côte d’Ivoire.
Pourquoi Durban ? Le premier conseiller a soutenu que la province du Kwazulu Natal, dont Durban est la capitale, a 13 millions d’habitants. Elle est la 2e plus petite province de l’Afrique du Sud, mais elle est la 2e contributrice du Pib du pays arc-en-ciel à hauteur de 16,5%, soit 16 000 milliards de Fcfa.
En outre, Durban abrite le 2e port le plus important de l’hémisphère sud. La ville héberge près de 4 850 entreprises subdivisées par secteur. Il a appelé le secteur privé ivoirien à saisir cette opportunité.
Sholeen Mooljee, représentant l’ambassadeur d’Afrique du Sud en Côte d’Ivoire, a salué l’initiative. Car son pays a mis sur pied une batterie de mesures incitatives pour les entreprises du continent qui voudraient s’intégrer dans l’écosystème économique nationale. Il appartient aux entreprises privées ivoiriens de venir découvrir les facilités qu’offre son pays.
Soumaila Cissé, représentant le président de la Cci-CI, Faman Touré, a, quant à lui, assuré les investisseurs sud-africains de l’accompagnant de son institution.
Les investisseurs ivoiriens et sud-africains ont désormais un cadre approprié d’échange.



