Congo-Kinshasa: Le pays autorise les mineurs artisanaux à reprendre leurs activités dans le Lualaba
Le ministère des Mines a levé lundi 5 janvier la suspension temporaire des activités des petites usines de raffinerie du cuivre et du cobalt appelées « entités de traitement ». Ces petites usines, qui pullulent dans la région du sud du Katanga, pourront reprendre l’activité. Elles sont alimentées par les minerais provenant de l’exploitation artisanale, dont certains sont extraits clandestinement sur les périmètres des industriels. Cette décision devrait mettre fin aux tensions observées à Kolwezi depuis fin décembre.
La tension était encore palpable, mardi 6 janvier 2026, à Kolwezi, capitale mondiale du cobalt. Depuis lundi 5 janvier, des mineurs ont semé des troubles dans certains quartiers de cette ville du sud de la République démocratique du Congo.
Ils soutiennent qu’ils sont privés de leurs acheteurs depuis la suspension, le 19 décembre, des entités de traitement qui achetaient leurs minerais. Selon Leonard Zama, président de l’Initiative pour la protection des droits de l’Homme et la réinsertion sociale (IPDHOR), une ONG de défense des droits humains, « il y a eu des pillages dans plusieurs quartiers de la ville, à Tshamanzaka, Cinq ans, Hewa Bora y compris Luilu », rapporte-t-il, « des gens ont été blessés et des routes ont été barrées ».
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Pour sa part, le président des coopératives minières Jean-Claude Tshiwewe dénonce une infiltration des fauteurs de troubles dans le camp des mineurs. Il affirme toutefois que la nouvelle mesure du ministre des Mines est salutaire. « Après la levée de cette mesure, les choses commencent à reprendre normalement. Il faut nous accorder 72 heures pour observer comment cela va évoluer, constate-t-il. Mais je sais que ça ira mieux. Cette fois-ci, on aura des contrats directs avec les entités de traitement. »
Jusque-là, les mineurs passaient par des intermédiaires chinois, indiens ou encore libanais pour vendre les minerais. La levée de la suspension des activités des entités de traitement ne concerne que la province du Lualaba. Le Haut Katanga doit, de son côté, attendre la fin du travail de la commission de contrôle, informe le ministère des Mines.



