Congo-B: la société civile veut que le futur gouvernement applique ses engagements en matière de forêts

Au Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, réélu le 15 mars dernier, n’a pas encore prêté serment pour inaugurer son cinquième mandat consécutif à la tête de l’État. Il le fera jeudi 16 avril prochain lors d’une cérémonie à Brazzaville. Dans la foulée, sera attendu un nouveau gouvernement. Parmi les dossiers sur sa table, plusieurs organisations de la société civile veulent voir la gouvernance forestière en haut de la pile.

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Brazzaville est engagé dans plusieurs processus internationaux de gestion durable des forêts : CDN, Redd+, Cafi, ITIE… Autant d’acronymes, autant d’engagements salués par Nina Cynthia Kiyindou Yombo, directrice exécutive de l’Observatoire congolais des droits humains (OCDH) et chargée du programme Ressources naturelles et droits des communautés forestières, mais qui doivent être appliqués.

« Parce que si au niveau international, il y a des engagements et qu’au niveau national, il n’y a rien de concret, ça crée des problèmes, donc il faut une harmonisation au niveau national de telle sorte que le cadre juridique soit renforcé, et qu’il y ait une vision avec des actions bien précises pour lutter contre la déforestation, pour lutter contre l’exploitation illégale des forêts. »

Parmi les mesures prises lors du précédent quinquennat, Christian Mounzeo, membre de la Rencontre pour la paix et les droits humains RPDH et du réseau pour la justice des ressources naturelles, applaudit la révision du code forestier, l’adoption d’un code de transparence et de responsabilité dans la gestion des finances publiques, et de la loi sur le registre des bénéficiaires effectifs.

Mais il faut maintenant des textes d’application et aller plus loin, selon lui : « Demain, il faut absolument que le gouvernement mette en place une loi générale d’accès à l’information d’une part afin que l’accès citoyen à l’information soit un droit effectif et en toute matière et d’autre part, on considère également que la société doit travailler dans un espace protégé. Pour cela, on a besoin d’une loi de protection des défenseurs des droits humains et des lanceurs d’alerte pour s’assurer que la société civile a une part effective dans la gouvernance des ressources naturelles dans le pays en tant que partie prenante reconnue et travaillant en toute liberté et en toute indépendance. »

Des efforts ont été faits, les deux organisations plaident pour encore plus de traçabilité dans l’exploitation, la divulgation de la propriété réelle et la redevabilité en matière de fiscalité forestière.

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