Conflit dans l'est de la RDC: l'ONU demande une rallonge du budget de la Monusco pour soutenir le cessez-le-feu

Lors d’une réunion devant le Conseil de sécurité, Vivian van de Perre, la représentante du secrétaire générale de l’organisation en RDC qui assure également la direction par intérim de la Monusco, a demandé aux États membres des moyens supplémentaires pour remplir la mission confiée à la force en décembre dernier.

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Avec notre correspondante à New York, Carrie Nooten

Lors d’un point sur la situation dans l’est de la RDC devant le Conseil de sécurité de l’ONU, jeudi 26 mars à New York, la représentante du secrétaire général de l’organisation en RDC a de nouveau répété que la violence et les attaques aux drones dans la région devaient cesser. Lors de son intervention, Vivian van de Perre a également réclamé que l’accès humanitaire y soit préservé et que les engagements diplomatiques qui ont été pris en ce sens soient mis en oeuvre rapidement.

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Celle qui est par ailleurs cheffe de la Monusco par intérim a enfin demandé une rallonge du budget de la mission de l’ONU en RDC afin de pouvoir embaucher et déployer des soldats supplémentaires en vue de soutenir le mécanisme de cessez-le-feu, comme le conseil de sécurité lui a demandé de le faire en décembre dernier.

Compenser la coupe de 25% dans les effectifs

Si elle a déployé de nouvelles technologies pour protéger plus efficacement les civils et qu’elle s’est réorganisée sur les zones où elle a le plus d’impact avec, par exemple, la création de six bases mobiles en Ituri, la force ne dispose pas, actuellement, des ressources suffisantes pour pouvoir assumer cette tâche, a expliqué Vivian van de Perre, rappelant qu’après une coupe de 25 % dans ses effectifs, la Monusco ne comptait plus que 7700 soldats sur le terrain.

« Alors qu’il s’agit d’une nouvelle mission, la ligne de cessez-le-feu se situe par ailleurs au Sud-Kivu, une province dont nous nous sommes retirés le 30 juin 2024, si bien que sa surveillance nécessiterait un redéploiement partiel. Pour cela, des ressources supplémentaires sont nécessaires », a-t-elle plaidé.

Alors que le budget additionnel qu’elle sollicite est actuellement examiné par les États membres de l’ONU, la Monusco demande en outre aux belligérants la réouverture de l’aéroport de Kavumu et la libre circulation des casques bleus comme garanties. Une réunion entre les États-Unis, le Rwanda et la RDC pour la concrétisation de ce cessez-le-feu devrait avoir lieu au mois d’avril, Kigali semblant se montrer plus souple pour négocier à la suite des sanctions que lui ont imposé les États-Unis. 

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