Comment Kenya Airways «tire parti de la situation actuelle» au Moyen-Orient

La compagnie aérienne nationale kényane a augmenté son nombre de passagers d’un tiers et son fret de plus de 250% depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, se positionnant comme hub alternatif, a indiqué son PDG le 24 mars.
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La compagnie aérienne Kenya Airways a perdu 138 millions de dollars avant impôts l’an dernier, la faute, notamment, à un manque d’appareils disponibles, avec trois Boeing 787 cloués au sol en raison de difficultés dans la chaîne d’approvisionnement. Mais, le PDG du groupe se veut rassurant, et annonce sa volonté d’acheter de nouveaux avions.
D’autant que, pour l’heure, l’activité de Kenya Airways est en forte hausse, la compagnie bénéficiant indirectement de la situation au Moyen-Orient, avec un tiers de passagers supplémentaires et +250% de fret depuis le début de la guerre.
Un taux de remplissage à 99% sur certaines longues routes
« Nous avons tiré parti de la situation », résume le PDG de Kenya Airways qui dit avoir redirigé « un grand nombre de clients en provenance d’Europe ».
Résultat : le taux moyen de remplissage des avions sur certaines longues routes est de 99% contre 70% habituellement.
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« Ça ne va bénéficier qu’aux compagnies africaines qui ont des hubs »
Kenya Airways n’est toutefois pas la seule compagnie africaine à bénéficier indirectement de la situation au Moyen-Orient. Abderrahmane Berthe, secrétaire général de l’African Airlines Association, souligne, au micro d’Arthur Ponchelet : « Là où les compagnies africaines peuvent en profiter, c’est parce que beaucoup de trafic aérien passe par les hubs du Moyen-Orient et que, quand ces hubs sont en difficulté, les passagers peuvent rediriger leurs voyages à travers des correspondances sur le continent africain. Mais ça, ça ne va bénéficier qu’aux compagnies africaines qui ont des hubs, comme Ethiopian Airlines, Kenya Airways ou Egypt Air. »
Toutes les compagnies ne sont donc pas concernées. En revanche, l’ensemble des opérateurs fait face à la hausse des prix du kérosène, certaines compagnies répercutant d’ores et déjà cette augmentation sur le prix des billets.



