«Chaque jour, nous puisons, ça fatigue»: la pénurie d’eau au nord d'Abidjan éreinte les habitants

En Côte d’Ivoire, depuis plusieurs semaines, des quartiers d’Anyama au nord d’Abidjan font face à une pénurie persistante d’eau potable, perturbant fortement le quotidien de nombreux habitants. Ces derniers doivent acheter de l’eau à des vendeurs privés ou parcourir de longues distances pour obtenir le liquide essentiel et couvrir leurs besoins.

Publié le :




2 min Temps de lecture

Avec notre correspondant à Abidjan, Abdoul Aziz Diallo

Chez Yacouba, cela fait plus de deux semaines que les robinets sont à sec. Cet enseignant, qui vit dans une cour commune à Anyama, doit désormais s’organiser autrement et surtout dépenser plus  « On va acheter des paquets d’eau qui sont de l’eau potable pour pouvoir boire.  Pour une grande famille, comme ça, minimum 1 500 par jour, trois paquets. Mais en ce qui concerne la lessive, on va au puits ». Un puit situé à une dizaine de minutes de marche.

Une corvée quotidienne, éprouvante, confie cette mère de famille : « Chaque jour, nous puisons de l’eau, ça nous fatigue. Nous avons mal partout. On marche jusqu’au puits, on porte les bidons sur la tête, sous le soleil. C’est difficile. » 

« Souvent les cinq bidons ne suffisent pas. »

À quelques rues de là, autre scène. Devant les portes, des bidons de vingt litres s’entassent. Ici, l’eau est livrée par des vendeurs privés, à bord de tricycles. Fatoumata vient tout juste d’être approvisionnée : « Un bidon c’est 200 francs, on paye. Par jour, on peut utiliser cinq bidons, parce que, quand, nous tous, on veut se laver matin, le soir, faire la lessive essuyer la maison, souvent les cinq bidons ne suffisent pas. » 

À la mairie d’Anyama, une source contactée par RFI évoque la vétusté du réseau et la forte croissance de la population dans cette commune de Côte d’ivoire pour expliquer cette situation. Des travaux sont en cours, assure-t-elle, avec la promesse d’un retour à la normale « dans les plus brefs délais ». 

À lire aussiCôte d’Ivoire: dans une commune d’Abidjan, «galère» et «fatigue» face à des délestages

source

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Scroll to top
Close