Centrafrique: pour son troisième mandat, Faustin-ArchangeTouadéra face aux défis sécuritaires

En Centrafrique, le Conseil constitutionnel a enteriné en début de semaine la réélection du président Faustin-Archange Touadéra, malgré les contestations persistantes d’Anicet-Georges Dologuélé sur le déroulement du processus électoral. Le chef de l’État entamera donc un troisième mandat, qui sera d’une durée de sept ans, en vertu de la Constitution qu’il a fait adopter en 2023. Malgré ses déclarations souvent positives sur l’évolution du pays, les défis ne manquent pas.

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Le principal défi pour Faustin-Archange Touadéra est de « consolider les acquis sécuritaires récents », selon Charles Bouessel, chercheur à l’International Crisis group. Le chef de l’État centrafricain se prévaut des accords signés avec plusieurs groupes rebelles l’an dernier. Il doit désormais s’assurer qu’ils perdurent, au contraire des précédents.

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La situation dans les régions périphériques du pays demeure instable. Le principal foyer de violence est la province du Haut-Mbomou, dans le sud-est, où les civils subissent les exactions des mercenaires russes comme de la milice AAKG. Le prochain mandat verra se transformer les partenariats sécuritaires, en premier lieu avec la Russie, puisque le Kremlin pousse pour remplacer Wagner par Africa corps.

Mettre en place une armée de métier

« Une priorité de moyen terme est de mettre sur pied une armée professionnelle, représentative et financée », estime Charles Bouessel, qui souligne également le besoin de renforcer les coopérations avec les pays voisins, et d’accélérer le redéploiement de l’État dans les provinces pour faire face à la criminalité et aux conflits liés aux ressources foncières et naturelles.

À Bangui, on s’inquiète également de l’avenir de la Minusca : la mission de l’ONU doit faire d’importantes économies, et le nombre de casques bleus et les moyens matériels pourraient décroître fortement, ce qui vient s’ajouter au désengagement financier des bailleurs internationaux aux importantes conséquences sociales et humanitaires, dans un pays où le taux de pauvreté demeure supérieur à 70%.

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