Centrafrique: les ONG profitent d’un calme précaire à Zémio pour venir en aide aux personnes déplacées

En République centrafricaine un calme précaire règne dans de le sud-est du pays. Depuis une dizaine de jours, la préfecture du Haut-Mbomou est le théâtre d’affrontements qui opposent la milice Azandé Ani Kpi Gbé (AAKG) – formée par les paramilitaires russes mais entrée en rébellion contre le pouvoir de Bangui – et les forces gouvernementales qui ont fait plusieurs morts et des milliers de déplacés. Dans la ville de Zémio les premières ONG commencent à venir en aide aux populations déplacées.

Publié le :



2 min Temps de lecture

Le bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) estime à 3 500, le nombre de personnes déplacées tandis qu’un nombre indéterminé d’autres ont franchi la frontière pour rejoindre Zapaï, en République démocratique du Congo (RDC).

Une équipe du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) vient d’arriver à Zémio pour leur venir en aide, comme nous l’explique, Philippe Beauvert, chef de délégation du CICR, en Centrafrique.

« C’est pratiquement impossible d’avoir de l’eau »

« Je viens de recevoir des photos. Nous sommes en train de monter un blinder, un récipient pour recevoir et distribuer de l’eau dans le site de l’Église catholique. Il faut se rendre compte que l’eau qui sortirait des pompes à eau, si on creuse des puits… n’est pas suffisante pour alimenter ou même remplir le blinder, comme on l’appelle. Et donc – sauf erreur de ma part – la Minusca a accepté, en tout cas dans un premier temps, d’amener de l’eau avec un camion parce que sinon, c’est pratiquement impossible d’avoir de l’eau. »

« Avec les volontaires de la Croix-Rouge locale, nous sommes en train de monter des toilettes, mais cela reste aussi très compliqué. Evidemment l’enceinte de l’église est petite. On pourrait le faire à l’extérieur, mais si c’est trop loin et, comme il n’y a pas de lumière, on va devoir aussi acheminer des espèces de lampadaires portables pour la sécurité des gens, la nuit. Ce n’est pas facile », précise Philippe Beauvert, chef de délégation du CICR en Centrafrique.

À lire aussiCentrafrique: la ville de Zémio, dans le Haut-Mbomou, cible d’une nouvelle attaque

source

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Scroll to top
Close