Centrafrique: le Conseil constitutionnel proclame la réélection du président Faustin-Archange Touadéra

En Centrafrique, le Conseil constitutionnel a proclamé ce 19 janvier 2026 la réélection du président Faustin-Archange Touadéra à un troisième mandat à la tête du pays, un septennat suite à une modification de la Constitution en 2023. Le Conseil a jugé irrecevable sur la forme le recours en annulation déposé par son principal adversaire, Anicet-Georges Dologuélé.
Publié le : Modifié le :
2 min Temps de lecture
Faustin-Archange Touadéra, président sortant de la Centrafrique, obtient finalement 77,90% des suffrages, contre 76,15% selon les chiffres provisoires de l’Agence nationale des élections (ANE). Avec un peu plus de 100 000 voix supplémentaires, il dépasse le cap symbolique du million de suffrages obtenus, selon le Conseil constitutionnel.
Dans la foulée de la proclamation, le chef de l’État s’est exprimé devant ses partisans : « Les sept prochaines années s’annoncent décisives pour notre nation », a-t-il déclaré, avant de sembler tendre la main : « J’invite les candidats malheureux à se joindre à moi pour construire la République. »
Le Conseil constitutionnel a aussi revu à la hausse la participation, de 52,42 à 64,42%.
Conséquence, tous les autres candidats gagnent des voix mais perdent des pourcentages : le principal rival du président, Anicet-Georges Dologuélé, passe de 14,66 à 13,5% ; Henri-Marie Dondra est relégué en-dessous de la barre des 3% ; et les quatre autres candidats sont crédités de moins de 2%.
Des recours rejetés
Le Conseil constitutionnel a décidé de rejeter sur la forme, pour des dépôts de pièces hors délais, les deux recours qui avaient été déposés, comme celui d’Anicet-Georges Dologuélé, qui demandait l’annulation pure et simple du scrutin, après avoir dénoncé de multiples irrégularités lors du processus électoral. Il espérait que le Conseil « prendrait ses responsabilités », accusant l’Autorité nationale des élections d’avoir « triché » et « menti » sur les chiffres.
L’opposant préfère attendre pour réagir officiellement à la décision du conseil. « Ce verdict ne met pas fin à notre combat. On peut retarder le peuple, mais on ne le vainc jamais », écrit toutefois son porte-parole, Yves Sanghamy, sur les réseaux sociaux.
L’autre recours était celui du parti au pouvoir MCU qui visait spécifiquement quatre circonscriptions considérées comme des fiefs de l’opposant.
Enfin, alors qu’il avait demandé la dissolution de l’ANE, Henri-Marie Dondra avait, lui, décidé de renoncer à sa saisine, estimant qu’elle n’aboutirait pas. Il a préféré appeler à un futur dialogue politique.



