Centrafrique: le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot en visite officielle à Bangui

Le ministre français des Affaires étrangères est attendu dans la capitale centrafricaine ce jeudi 12 mars. Si une rencontre avec le président Faustin-Archange Touadéra est attendue, vue de Paris, cette visite est aussi et surtout l’occasion de constater les progrès faits dans le rétablissement de la relation avec la Centrafrique depuis la feuille de route convenue entre les présidents des deux pays en avril 2024.
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Du jamais vu depuis novembre 2018. Pour la première depuis plus de sept ans, un chef de la diplomatie française se rend en visite à Bangui, la capitale de la République centrafricaine, ce jeudi 12 mars.
Jean-Noël Barrot vient y soutenir plusieurs initiatives : un projet de l’Agence française de développement (AFD) de lutte contre les inondations, la maison Mosuca du Mouvement des survivantes de violences sexuelles, une pièce de théâtre attendue au prochain festival d’Avignon, l’incubateur d’entreprises Bangui Hub, ou encore le nouveau laboratoire de référence contre la poliomyélite qui sera inauguré à l’Institut Pasteur.
Sur le plan politique, une rencontre avec le président Faustin-Archange Touadéra est également attendue alors que celui-ci vient de passer une semaine en Russie, entre séquence « privée » à Saint-Pétersbourg et entretiens à Moscou où Vladimir Poutine l’a exhorté à « coordonner leurs positions sur la scène internationale », sans que l’on sache si le projet russe de remplacer Wagner par Africa Corps avait progressé.
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Vu de Paris, ce déplacement est aussi et surtout l’occasion de constater les progrès fait dans le rétablissement de la relation entre les deux pays et les effets jugés « positifs » de la feuille de route d’avril 2024. Convenu entre les présidents français et centrafricain, ce document avait pour but le « renouvellement » de la relation bilatérale entre la France et la Centrafrique, ainsi qu’un réengagement de Paris dans le pays.
Si, depuis, les autorités françaises ont effectivement repris les aides financières et les coopérations avec la Centrafrique, elles ont aussi pris acte de la réélection du président Touadéra à la fin du mois de décembre, dans des conditions contestées par les opposants. En contrepartie, les campagnes anti-françaises ont largement baissé à Bangui.
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