Centrafrique: la situation humanitaire dans le Haut-Mbomou se dégrade fortement

En Centrafrique, les acteurs humanitaires s’alarment d’une situation difficile qui perdure dans le sud-est du pays. La région du Haut-Mbomou est le théâtre depuis plusieurs années de conflits récurrents impliquant la milice communautaire locale Azandé Ani Kpi Gbé (AAKG), la rébellion UPC, l’armée nationale et les mercenaires de Wagner, le tout sous le regard des « casques bleus » de l’ONU. Les affrontements ont été importants ces derniers temps, et la situation humanitaire se détériore concluent les Nations unies, après une mission d’évaluation conduite dans la semaine du 24 mars 2026.

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Selon le rapport de situation du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), la mission a mené ses échanges sur les axes reliant la sous-préfecture Zemio, à Mboki, vers l’Est, et à Dembia, vers l’Ouest. Les humanitaires, issus de plusieurs ONG nationales et internationales, font état d’une recrudescence d’affrontements depuis décembre dernier, avec « des conséquences sur la situation et l’accès humanitaire » rendu beaucoup plus difficile, disent-ils. La mission a échangé avec 6 500 personnes en petits groupes. 

Droits humains bafoués

Selon le compte-rendu, les participants ont partagé des allégations de violations de droits humains de la part d’acteurs armés, « notamment les viols et incendies de maisons », situation qui a contraint une grande partie de la population à se déplacer en brousse ou à proximité des champs. Les auteurs de ces violations ne sont pas nommés. 

Les populations sont dans l’urgence, faute d’abris, d’articles ménagers, de purificateurs d’eau, ou de médicaments. Toutes les écoles de l’axe Zémio-Mboki demeurent fermées. Cette mission fait suite à une opération militaire ayant contraint à la retraite les miliciens zandé qui contrôlaient la périphérie de Zemio depuis fin décembre.

Fermeture de bases humanitaires 

Dans sa note de situation, l’OCHA rappelle également que de nombreuses bases humanitaires sont en train de fermer à travers la Centrafrique, signe de désengagement des ONG. Plus de 120 bureaux appartenant à soixante organisations humanitaires depuis l’an dernier. Alors que 2,3 millions de Centrafricains ont besoin d’assistance.

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