Cameroun: l’absence aux législatives et municipales des partisans de l’opposant Tchiroma «sera néfaste»

Le docteur Chris Manengs, qui était le directeur de campagne durant la présidentielle camerounaise de l’opposant désormais en exil Issa Tchiroma Bakary, affirme que l’absence de ses sympathisants lors des futures législatives et municipales les pénalisera : « Je pense qu’une plateforme va et doit être mise en place pour pouvoir soutenir ces personnes-là. » Le 15 janvier, le Front pour le salut national du Cameroun (FSNC) a prévenu qu’il « n’investira aucune personne qui tenterait » de participer à ces deux scrutins.

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La stratégie d’Issa Tchiroma Bakary et de son parti, le Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), pose question. La date des législatives et des municipales, prévues cette année, n’est pas encore connue, mais au nom du candidat à la présidentielle du 12 octobre dernier – qui se considère comme le président « légitime » et conteste la réélection de Paul Biya pour un huitième mandat – la porte-parole, Maître Alice Nkom, a fait savoir dans un communiqué daté du 15 janvier que « le FNSC n’ira ni aux élections législatives, ni aux élections municipales » et que « le Comité central du parti n’investira aucune personne qui tenterait de s’écarter de cette ligne ».

Pourtant, des militants du parti et sympathisants espéraient profiter de l’engouement autour de la candidature Tchiroma et briguer ainsi des postes de conseillers municipaux et de députés. Des attentes prises en compte, assure de son côté le Docteur Chris Manengs qui a été directeur de campagne de l’ex-ministre devenu opposant et qui est aujourd’hui à l’étranger.

« Ils ont besoin d’être encadrés pour gagner des sièges »

« Je pense que ce sera néfaste pour les partisans de Monsieur Tchiroma et ses sympathisants de ne pas avoir de personnes pour pouvoir représenter leurs voix, estime Chris Manengs au micro d’Amélie Tulet. Je me rappelle, en tant que directeur de campagne, que plein de jeunes m’ont approché et m’ont dit : « Je vous soutiens parce que j’aimerais être un leader, demain.« . Alors ils aspiraient déjà à être des conseillers municipaux, ils espéraient être des députés et ainsi de suite. Aujourd’hui, ces personnes-là, est-ce qu’on va les laisser être envahies par d’autres partis politiques ? Non, parce que ce sont eux les leaders de demain ».

Il poursuit : « Maintenant, est-ce qu’ils participeront avec l’appareil dont le président Tchiroma est le responsable ? Peut-être pas, mais je pense qu’il est important pour eux d’y participer. Adhérer à notre parti, je ne conseillerais pas. Mais je pense qu’une plateforme va et doit être mise en place pour pouvoir soutenir ces personnes-là qui sont orphelines et qui ont besoin d’être encadrées pour gagner des sièges. »

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L’opposant, en exil en Gambie, continue de se présenter comme le « président légitime » et précise dans le communiqué « n’avoir jamais eu l’intention de négocier ma victoire électorale, ni avant, ni pendant, ni après le scrutin ».

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