Cameroun: La famille d'Anicet Ekane dénonce un «black-out total» sur la mort de l'opposant

Au Cameroun, « la famille d’Anicet Ekane est totalement déconnectée de ce qui se passe, aussi bien pour l’enquête que pour l’autopsie qui a été faite, que pour le sort réservé à la dépouille mortelle de cet homme politique », affirme maître Emmanuel Simh. Le président du parti Manidem, soutien d’Issa Tchiroma Bakary à la dernière présidentielle, était mort le 1er décembre 2025 en détention.

« C’est le blackout total ». Au Cameroun, les avocats de la famille d’Anicet Ekane dénoncent le silence autour de l’enquête sur la mort en détention de cet homme politique, soutien du candidat Issa Tchiroma Bakary lors de la présidentielle du 12 octobre 2025.

L’opposant de 78 ans est mort le 1er décembre 2025 dans les locaux du secrétariat d’État à la Défense où il était gardé à vue.

Les avocats, au nom de la famille, ont demandé à la gendarmerie de se dessaisir de l’enquête, pour qu’elle ne soit pas juge et partie. Ils ont aussi demandé la remise à la famille du corps, toujours à la morgue de l’hôpital central de Yaoundé. Mais, jusqu’à maintenant, aucune réponse.


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« La famille a demandé que l’enquête soit déférée à une commission indépendante »

« La famille d’Anicet Ekane a demandé que cette enquête soit déférée à une commission indépendante, explique l’avocat maître Emmanuel Simh, au micro d’Amélie Tulet. Malheureusement, jusqu’à présent, il n’y a aucune communication, ni du ministère de la Défense, ni même du commissaire du gouvernement et encore moins du secrétaire d’État à la Défense. C’est le black-out total ».

Il poursuit : « Où se trouve l’enquête ? Nous n’en savons rien. Il y a une autopsie qui a été pratiquée. Quel en est le résultat ? Nous n’en avons aucune idée. Et même la demande de remise de corps à la famille, que nous avons déposée il y a deux semaines, n’a toujours pas eu de réponse, même pas un coup de fil : la famille d’Anicet Ekane est totalement déconnectée de ce qu’il se passe, aussi bien pour l’enquête que pour l’autopsie qui a été faite et pour le sort réservé à la dépouille mortelle de cet homme politique. C’est le black-out total. »

Le Haut-commissaire des Nations unies aux droits humains s’était déclaré « consterné » par la mort du président du parti Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem) en détention et avait appelé en décembre dernier les autorités camerounaises à garantir une enquête « rigoureuse et impartiale ».

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