Cameroun: Etudiant électrocuté à Yaoundé – Le danger mortel des chargeurs non certifiés

Un drame silencieux s’est joué mardi dernier à la Faculté des Sciences Économiques et de Gestion de l’Université de Yaoundé II.
Bulawah Conrald Kain, étudiant en Master 1, a trouvé la mort dans sa chambre. Le jeune homme de la vingtaine a été électrocuté alors que son téléphone mobile était branché.
Ce que l’on sait de l’accident
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Les faits se sont produits en début de soirée. Selon des témoins, Bulawah Conrald Kain utilisait son téléphone mobile pendant qu’il était connecté au secteur. Une brusque montée de tension a traversé l’appareil, électrocutant instantanément l’étudiant. Les forces de l’ordre, rapidement dépêchées sur place, ont ouvert une enquête pour déterminer les circonstances précises du drame.
Pourquoi ces accessoires tuent
Si l’investigation en cours devra établir les responsabilités techniques, les premiers éléments orientent vers une piste spécifique. L’utilisation probable d’un chargeur et d’un câble bon marché, dépourvus de toute certification, est pointée du doigt. Ces accessoires électroniques non conformes tuent chaque année des dizaines de personnes dans la sous-région. Le marché parallèle inonde les villes africaines de ces produits sans contrôle qualité.
Le scénario technique de l’électrocution
Le mécanisme d’un tel accident repose sur une défaillance de l’isolation. Un chargeur de téléphone, pour être sûr, doit répondre à des normes de fabrication rigoureuses, souvent ignorées par les produits à bas coût. Lorsque la tension du réseau électrique varie, ces composants bas de gamme ne parviennent pas à réguler le flux. Le courant, au lieu de rester dans le circuit du chargeur, peut alors passer à travers le corps humain, transformant l’utilisateur en conducteur.
Les dangers à court et long terme
Le décès de Bulawah Conrald Kain illustre un problème de santé publique majeur. À court terme, ce drame relance le débat sur le contrôle des accessoires électroniques vendus dans les marchés informels. Les étudiants, souvent contraints par des budgets limités, privilégient le prix à la sécurité. À long terme, l’absence de régulation stricte des importations expose des millions de consommateurs à des risques identiques.
Une tragédie qui interroge
Face à cette mort évitable, une question demeure : combien de drames seront encore nécessaires pour que les pouvoirs publics imposent un contrôle systématique des chargeurs importés et sensibilisent massivement les populations aux risques des produits non certifiés ?



