Bénin: La présidentielle du 12 avril suscite l'espoir d'un renouveau dans les relations avec le Niger

Alors que les deux voisins entretiennent des relations tendues depuis le coup d’État contre le président Mohamed Bazoum à Niamey en juillet 2023, l’arrivée au pouvoir d’un nouveau président au Bénin pourrait changer la donne. À Cotonou, la population attend, elle, avec impatience la réouverture de la frontière entre les deux pays, toujours fermée à ce jour.

Alors que les Béninois sont appelés aux urnes dimanche 12 avril pour désigner qui de Romuald Wadagni, le candidat de la majorité présidentielle, ou de Paul Hounkpè, le candidat des Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE) – un parti de l’opposition dite modérée – succédera au président Patrice Talon, l’arrivée au pouvoir d’un nouveau dirigeant peut-elle changer la donne dans les relations tendues qu’entretient le Bénin avec son voisin nigérien depuis le coup d’État perpétré à Niamey en juillet 2023 ?

Dans le pays, l’attente est en tout cas très forte sur ce point, comme l’explique Abdou, un Nigérien installé à Cotonou depuis une quinzaine d’années. Certes, celui-ci se sent bien dans la capitale économique béninoise – « Il n’y a pas de racisme, pas de propos comme « Lui, le Nigérien, on ne s’entend pas avec lui, on va le maltraiter », non », affirme-t-il -, mais sa situation ne l’empêche pas d’appeler de ses voeux une normalisation des relations entre les deux pays : « On attend beaucoup du nouveau président. Il faut qu’il y ait une négociation avec le Niger pour que tout le monde puisse être heureux. Trois ans de brouille, c’est trop ! », déclare-t-il aussi.


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Romuald Wadagni : « Nous devons nous parler, nous n’avons pas le choix »

Parmi les décisions les plus attendues dans un tel cas de figure : la réouverture de la frontière entre les deux pays, toujours fermées trois ans après le putsch à Niamey. Car si emprunter un bus entre Cotonou et Niamey est toujours possible aujourd’hui, le voyage s’avère plus compliqué avec un temps de trajet rallongé pour un coût plus élevé… «Le transport des usagers, c’est très compliqué avec la traversée du fleuve [Niger]. Si vous avez des bagages, il faut par exemple payer un tricycle à l’arrivée à Malanville [la ville béninoise située à la frontière avec le Niger, NDLR]. Pour voyager à Niamey, il faut donc prévoir beaucoup d’argent. Un peu seulement, ça ne suffit pas », illustre ainsi Fulbert Anani, qui travaille pour la compagnie nigérienne STM à Cotonou.

« Nous devons nous parler, nous n’avons pas le choix », affirmait pour sa part récemment Romuald Wadagni, le candidat de la mouvance présidentielle, ajoutant : « Nous saisirons l’occasion d’aller encore vers nos voisins qui peinent à nous faire confiance ».

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