Burundi: la journaliste Sandra Muhoza remise en liberté provisoire sous contrôle judicaire

Après 685 jours de prison, la journaliste burundaise Sandra Muhoza a été remise en liberté provisoire sous contrôle judiciaire ce mercredi 4 mars. En détention depuis avril 2024, elle purgeait une peine de quatre ans de prison ferme pour « atteinte à l’intégrité du territoire national et aversion raciale » suite à une condamnation dénoncée par les défenseurs de la liberté de la presse.
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L’ordonnance du procureur général près la cour d’appel de Ngozi datée du 27 février a été mise à exécution ce mercredi, permettant à Sandra Muhoza de regagner son domicile. Elle doit se faire discrète et rester dans sa province de résidence.
La journaliste de 43 ans du média en ligne la Nova Burundi avait été arrêtée en avril 2024. Elle est accusée d’avoir relayé sur un groupe privé WhatsApp une information sur une distribution d’armes par les autorités à des jeunes du parti au pouvoir.
Une première condamnation avait été annulée en appel mais, début 2026, elle avait écopé de quatre ans de prison ferme pour « atteinte à l’intégrité du territoire national et aversion raciale ». Une décision de justice fortement critiquée par les organisations de défense de la liberté de la presse.
Dans un communiqué, Reporters sans frontières « se réjouit » de cette libération et appelle la justice burundaise à « abandonner l’ensemble des charges » retenues contre Sandra Muhoza, alors qu’une nouvelle décision en appel est attendue au plus tard le 20 mars.
Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) salue également sa remise en liberté provisoire, mais estime qu’elle « n’efface pas l’injustice subie. » Sandra Muhoza « ne sera vraiment libre qu’une fois exonérée par la justice », écrit la directrice du programme Afrique du CPJ, Muthoki Mumo



