Au Sahel, une nouvelle coalition citoyenne afin de faire face aux juntes militaires de l’AES

Au Sahel, une nouvelle coalition citoyenne voit le jour. Il s’agit de l’Alliance des démocrates du Sahel, l’ADS, créée ce mardi 7 avril 2026. Ce nouveau collectif, lancé depuis l’étranger, réunit des membres de la société civile, des politiques et d’autres forces vives issues du Mali, du Burkina Faso et du Niger, justement pour faire face aux juntes qui dirigent l’Alliance des États du Sahel (AES).
Publié le : Modifié le :
2 min Temps de lecture
L’Alliance des démocrates du Sahel (ADS), qui revendique pour l’instant une trentaine de membres, milite pour la fin de « la militarisation de l’État » et veut proposer « des solutions inclusives pour sortir le Sahel de l’impasse ». Ce nouveau mouvement prend forme quatre mois après le lancement de la Coalition des forces pour la République, la CFR, portée par l’imam malien Mahmoud Dicko et essentiellement tournée contre le pouvoir de Bamako. D’où la création de l’ADS, qui se veut complémentaire et non concurrente.
« Synergie d’action »
« La CFR, c’est uniquement malien, composé que d’acteurs maliens, et les actions de la CFR ne concernent que le Mali et non les deux autres pays, le Burkina Faso et le Niger. En revanche, notre alliance regroupe en son sein les trois pays, le Burkina Faso, le Niger et le Mali. Donc, c’est ça, la différence », explique son secrétaire général, Malick Konaté, au micro de Sidy Yansané, du service Afrique de RFI.
« Ceux qui luttent à l’intérieur de leur pays vont toujours continuer à mener cette lutte-là. Mais nous, de notre côté, c’est pour avoir une synergie d’action du Sahel. Comme vous le savez, il y a l’Alliance des États du Sahel pour les putschistes – j’appelle ça le « syndicat des putschistes ». Mais pour nous, en tant que société civile, oui, c’est bien de lutter, de mener des actions à l’intérieur de notre pays. Maintenant, il faut aller au-delà. Il faut aller vers une synergie d’action entre nos trois pays pour nous faire entendre aussi pour, au moins, le retour à l’ordre constitutionnel dans le Sahel. »
À lire aussiComment les «experts» russes ont travaillé à cimenter et élargir l’Alliance des États du Sahel



