Au Ghana, quel bilan diplomatique pour John Dramani Mahama, un an après son investiture?

Au Ghana, il y a un an jour pour jour, John Dramani Mahama était investi président de la République. Un mandat que le chef d’État a notamment dédié à un rapprochement du Ghana avec l’Alliance des États du Sahel (AES), en rupture avec la politique d’opposition menée par l’administration précédente – mais également aux négociations intenses avec les États-Unis pour qu’Accra revienne dans les bonnes faveurs de Washington.
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Avec notre correspondant à Accra, Victor Cariou
Premier signal fort de rapprochement avec l’Alliance des États du Sahel (AES) : la présence du numéro un de la junte burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, lors de la cérémonie d’investiture de John Dramani Mahama.
Dans la foulée, le chef d’État ghanéen a nommé un envoyé spécial auprès de l’AES. Cela avant d’effectuer, en mars 2025, une tournée au Mali, au Niger et au Burkina Faso. Objectif : faire du Ghana l’un des intermédiaires privilégiés entre les d’États sahéliens et la Communauté économiques des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Si la réintégration de Bamako, Niamey et Ouagadougou à l’organisation sous-régionale n’est toujours pas à l’ordre du jour, et ce malgré les efforts d’Accra, le chantier devrait être une priorité du Ghana pour 2026, selon certains analystes.
Du côté des États-Unis, l’administration Mahama peut se féliciter d’avoir été, en 2025, l’un des seuls pays africains à avoir obtenu la levée des restrictions sur les visas américains et ce, notamment, au prix d’un accord migratoire controversé.
Il reste désormais à voir comment la récente condamnation de l’opération américaine au Venezuela par Accra influencera les négociations en cours avec Washington, concernant notamment l’exemption des tarifs et la poursuite de l’Agoa.
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