Après le cyclone Gezani, près de 30 000 élèves privés de classe dans l’est de Madagascar

Dans l’est de Madagascar, comment retrouver le chemin de l’école après la dévastation causée par le cyclone Gezani ? L’éducation de près de 30 000 enfants est compromise par la destruction de centaines de salles de classe à Tamatave et dans le district voisin. L’Unicef, l’agence des Nations unies pour l’enfance, a commencé à installer des tentes à proximité de certains établissements endommagés pour que les enseignants puissent continuer à faire classe malgré la catastrophe.
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Avec notre envoyé spécial à Tamatave, Guilhem Fabry
« Là, les petites sections et là, les moyennes sections. Les toits sont presque enlevés, il n’y a plus de tôles », explique Isabelle Noniarisoa, directrice de l’école publique « La Foire » à Tamatave, où sont scolarisés 700 enfants.
Le vent et les pluies diluviennes qui se sont engouffrés dans les salles de classe la nuit du cyclone ont projeté les bureaux des élèves contre les murs et détruit tout le matériel scolaire. L’un des seuls bâtiments de l’école resté intact a été transformé en centre d’hébergement et accueille une centaine de femmes et enfants.
« Pour le moment, ils n’ont pas encore le choix d’aller ailleurs. On est obligés d’accepter la situation. Des élèves sont déjà passés ici pour voir si on pouvait reprendre les cours, mais ce n’est pas encore possible », ajoute-t-elle.
« Ce n’est pas quelque chose de durable »
Dans la cour d’une autre école dévastée, une équipe de bénévoles monte une tente fournie par l’Unicef. Tojo Ramaroson dirige l’un des bureaux régionaux de cette agence de l’ONU à Madagascar : « Ces tentes sont utilisées temporairement comme salle de classe. Ce n’est pas quelque chose de durable, on espère une durée assez courte, mais en sachant les dégâts, le gouvernement aura beaucoup de défis pour reconstruire ces écoles. Les élèves qui sont en classe d’examen, c’est-à-dire les classes de troisième qui préparent le brevet, ou les classes de terminale, seront priorisés pour rentrer dans ces classes-là. »
À Tamatave et dans les communes voisines, près de 900 salles de classes ont été endommagées, privant d’école environ 29 000 élèves. Avec l’installation des tentes, l’Unicef mise sur un retour partiel mais rapide à l’école pour la moitié d’entre eux.
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