Angola: Transports et tourisme renforcent leur partenariat pour accélérer la diversification économique

Luanda — Les secteurs des transports et du tourisme en Angola consolident leur lien intrinsèque afin de dynamiser la diversification de l’économie nationale, en mettant l’accent sur l’amélioration de la connectivité et de l’accessibilité, a assuré vendredi le ministre des Transports, Ricardo de Abreu.
Selon le ministre, l’effort conjoint des deux ministères vise à atteindre un nouveau niveau de croissance, le tourisme étant identifié comme l’un des secteurs capables d’améliorer la balance des paiements et de renforcer les réserves internationales nettes.
Pour garantir le succès de cette stratégie, Ricardo de Abreu a indiqué que l’Exécutif investissait dans la modernisation des infrastructures essentielles, notamment l’aéroport international Dr. António Agostinho Neto, qui est en phase de maturité, avec le transfert de toutes activités aériennes commerciales, ayant déjà franchi le cap du million de passagers.
Il a ajouté que le processus de certification des aéroports du pays est en cours, notamment pour les aéroports de Catumbela (Benguela), Mukanka (Huíla) et Welwitschia Mirabilis (Namibe), afin de garantir des vols internationaux directs vers les destinations touristiques.
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Dans le domaine du transport maritime, le responsable a souligné le développement de terminaux spécifiques pour les navires de croisière à Luanda, Lobito et Namibe, destinés à répondre aux exigences du tourisme international de luxe.
Le poids du tourisme dans le PIB
Selon le ministre des Transports, le tourisme contribue à hauteur d’environ 9 % au produit intérieur brut (PIB) mondial, et jusqu’à 12 % en incluant le secteur des voyages.
Concernant l’Angola, Ricardo de Abreu a dit que le pays dispose d’une marge de progression importante dans ces indicateurs, d’autant plus que près des deux tiers du tourisme mondial s’effectuent par voie aérienne.
Partenariats public-privé
S’agissant du secteur du transport routier, le responsable a souligné la tendance à la croissance, qui ne repose pas uniquement sur des investissements publics.
Il a cité en exemple le réseau routier interprovincial, un sous-secteur dominé par l’investissement privé qui, en 2025, a enregistré plus de 10 millions de passagers.
Par ailleurs, il a réaffirmé le succès des réformes structurelles mises en oeuvre ces dernières années, notamment l’amélioration du cadre réglementaire et de supervision, visant à aligner l’Angola sur les meilleures pratiques internationales et à faire de la sécurité des transports un facteur clé de succès pour le secteur.



