Afrique: Patrice Motsepe sort du silence et renvoie le Sénégal vers le TAS

Acculé par la tempête médiatique et diplomatique qui secoue le football africain depuis le 17 mars, le président de la Confédération africaine de football (CAF) a enfin pris la parole. Dans une tentative de calmer le jeu, le dirigeant sud-africain a plaidé pour la neutralité des instances judiciaires internes, tout en ouvrant grand la porte à un arbitrage international pour trancher le litige opposant le Sénégal au Maroc.

Face aux accusations de partialité qui visent l’organisation qu’il dirige, Patrice Motsepe a tenu à rappeler le fonctionnement interne des instances juridiques. Selon les propos du président de la CAF rapportés par le média Africanews, une divergence de vue a existé au sein même de l’institution : alors que la commission de discipline avait initialement rendu un premier verdict, la commission d’appel a pris une direction diamétralement opposée en attribuant la victoire au Maroc.

Cette précision vise à démontrer, selon le patron de la CAF, que le processus n’est pas homogène mais soumis à des examens contradictoires. Pour Motsepe, cette « indépendance » est le gage d’une gestion transparente, même si elle aboutit à un séisme sportif où le champion couronné sur le terrain se voit déchu deux mois plus tard.

Loin de fermer la porte à la contestation, Patrice Motsepe semble encourager le Sénégal à porter l’affaire devant les instances mondiales. Comme l’indique la dépêche d’Africanews, le dirigeant a martelé que chaque nation dispose du droit inaliénable de défendre ses intérêts, non seulement devant les organes de la CAF, mais surtout devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS).


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Le président de l’instance continentale a d’ailleurs assuré que la CAF se plierait sans condition à la décision finale de la juridiction de Lausanne. Cette posture de retrait permet à Patrice Motsepe de se dédouaner d’une éventuelle erreur de ses services, tout en affirmant qu’aucun pays ne bénéficie d’un traitement de faveur ou de privilèges diplomatiques au détriment d’un autre.

Au-delà du cas spécifique de la CAN 2025, cette prise de parole a été l’occasion d’un aveu de faiblesse sur la santé globale du football africain. Le dirigeant a reconnu sans détour que les problèmes liés à la gouvernance et à la qualité de l’arbitrage constituent des défis structurels de longue date pour le continent.

Cette déclaration, loin de rassurer les supporters sénégalais, confirme les craintes d’une administration encore fragile face aux enjeux de pouvoir. En renvoyant la balle dans le camp du droit international, Patrice Motsepe tente de préserver l’unité d’une organisation dont les fondations vacillent sous le poids d’un scandale   précédent.

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