Afrique: Lions-pharaons – Face à face pour le sommet

Sénégal – Égypte ou encore Maroc -Nigeria. Des affiches dignes d’une finale de Coupe d’Afrique des Nations. Et pourtant il s’agit bien des tableaux des demi-finales, proposés par la 35ème édition de la CAN. Ce soir, Lions et Pharaons qui avaient tenu en haleine l’Afrique du football le 6 février 2022 à Yaoundé, se retrouvent pour un nouveau choc, avec pour enjeu, une place en finale programmée le 18 janvier prochain au stade de Rabat.
Qui de l’Egypte ou du Sénégal disputera la finale de la 35ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc2025, le 18 janvier prochain au stade de Rabat ? La réponse sera connue ce soir à l’issue de la demi-finale opposant Pharaons et Lions au stade Ibn Batouta de Tanger. Pendant 90 voire 120 minutes en cas de prolongation, sans exclure l’éventualité toujours redoutée des tirs au but, Sénégalais et Egyptiens vont livreront une bataille tactique et mentale de très haut niveau.
Ce duel s’inscrit dans une longue histoire faite d’affrontements mémorables. Du Caire en 1986, avec une victoire sénégalaise (1-0), au Nigéria, avec un succès égyptien sur le même score, (1-0), en passant par Bamako où les Lions s’étaient imposés (1-0) puis à nouveau au Caire avec une victoire de l’Egypte (2-1).
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Comment ne pas rappeler également la finale d’Olembe qui avait consacré le premier sacre continental du Sénégal, ainsi que les play-offs des 25 et 29 mars 2022 respectivement au Caire et à Diamniadio, remportés par les Lions pour une qualification au Mondial 2022. Certains évoqueront enfin la qualification au Mondial 2002 marquée par un duel à distance entre Annaba et Windhoek face respectivement à l’Algérie pour l’Egypte et à la Namibie pour le Sénégal).
Autant dire que ce sont deux sélections qui se connaissent parfaitement. Les joueurs se connaissent et les techniciens également. C’est précisément à ce niveau que se situent les difficultés, chaque camp cherchant à anticiper les intentions de l’autre. Les deux encadrements techniques ont achevé de peaufiner leur stratégie, d’affiner leurs options tactiques et de dissimuler leurs éventuels pièges.
Côté sénégalais, Pape Thiaw maintien un discours empreint d’humilité et respect pour l’adversaire tout en affichant une confiance et sa détermination claire à conquérir le trophée le 18 janvier à Rabat. Il n’a eu cesse de rappeler son ambition de décrocher une deuxième étoile pour le Sénégal. Ancien joueur, il avait dû se contenter d’une finale perdue contre le Cameroun à Bamako.
En revanche, avec l’équipe nationale locale, il connait déjà la saveur d’un sacre continental. Il sait ce que représente un titre pour un pays, pour une nation, pour une famille. Ce soir, une page reste à écrire et il souhaite la rédiger avec ses joueurs, un groupe élargi à 28 éléments qui ont démontré leur légitimité à ce niveau. L’élimination prématurée en huitièmes de finale lors de la dernière CAN en Côte d’Ivoire apparait désormais comme un simple faux pas. Atteindre quatre demi-finales consécutives en quatre éditions successives est une performance qui situe le Sénégal parmi les références du continent.
Mais en face, se dresse l’Egypte. L’Egypte de Mohamed Salah. L’Egypte de Hossam Hassan, triple vainqueur de la CAN. Un record absolu. Cette sélection impose le respect. Sans toujours produire un jeu spectaculaire, alléchant, fluide ou séduisant, les Pharaons se montrent d’une efficacité redoutable. Pragmatique et clinique, cette équipe dispose d’attaquants capables de punir la moindre approximation adverse. Elle se distingue aussi par une solidité mentale et une capacité de résistance éprouvée, y compris sur 120 minutes.
Pape Thiaw et les Lions sont prévenus, même s’ils assurent être préparés à toutes les éventualités. Un discours partagé par Hossam Hassan. Place désormais au jeu. L’heure de vérité a sonné !



