Afrique: Finale CAN 2025 – Une bataille de fauves qui s'annonce féroce

C’est une affiche dont rêvait tout un continent. Ce dimanche 18 janvier 2026, au Stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, les rideaux tomberont sur la 35e édition de la Coupe d’Afrique des Nations avec un duel au sommet : le Maroc contre le Sénégal.
Plus qu’une simple finale, c’est l’épilogue d’une compétition qui aura suivi une logique implacable, celle du terrain et de la hiérarchie. La hiérarchie respectée pour une fois, les pronostics n’ont pas menti. Ce « carré d’as » final a accouché de la confrontation la plus légitime possible, opposant les deux nations qui trônent au sommet du football africain. Le Maroc, premier pays africain au classement FIFA (actuellement 8ème mondial), défie son dauphin continental, le Sénégal (17ème mondial).
Voir ces deux ogres se disputer la couronne n’est pas seulement une satisfaction pour les puristes ; c’est la preuve que cette CAN 2025 a récompensé l’excellence et le travail de fond. Les Lions de la Teranga : l’art de la constance Pour le Sénégal, cette finale confirme une hégémonie rare dans l’histoire moderne du tournoi. Disputer une quatrième finale en moins d’une décennie relève d’un tour de force. Après les larmes de 2019 face à l’Algérie et l’extase du premier sacre en 2022 (édition 2021) contre l’Égypte, les hommes de Pape Thiaw font preuve d’une résilience hors normes.
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Mais au-delà des statistiques, un parfum de nostalgie flotte sur la sélection : Sadio Mané a annoncé que cette CAN serait sa dernière. Le « fils de Bambali », qui a marqué de son empreinte indélébile le football mondial, rêve de sortir par la très grande porte. Un second titre conscrerait définitivement son statut de légende absolue. Les Lions de l’Atlas : 50 ans d’attente face à eux, le Maroc joue bien plus qu’un match à domicile. Pour les Lions de l’Atlas, cette finale est un rendez-vous avec l’Histoire. Vingt-deux ans après la désillusion de 2004 face à la Tunisie, et surtout 50 ans après leur unique sacre en 1976, le Royaume cherifien n’a jamais été aussi proche de décrocher cette deuxième étoile tant convoitée.
Portés par un public incandescent et une dynamique qui les place parmi l’élite mondiale depuis le Qatar, les Marocains savent que l’occasion est unique d’honorer enfin leur statut de favoris permanents. Un enjeu multidimensionnel : L’enjeu, bien sûr, dépasse largement le rectangle vert. Une victoire en CAN est un accélérateur de fierté nationale. Sur le plan économique et social, un tel sacre booste le moral d’un pays, rayonne à l’international et offre aux politiques un moment d’unité nationale rare.
Le risque est classique : que la prudence tactique ne paralyse le spectacle. Pourtant, avec deux effectifs aussi « joueurs » et talentueux, l’espoir d’un match ouvert est permis. On espère une bataille féroce, mais loyale, où le corps arbitral saura se hisser à la hauteur de l’événement pour que seul le sport triomphe. Que le meilleur l’emporte, et qu’au coup de sifflet final, l’Afrique puisse célébrer un champion qui aura fait honneur à la beauté du jeu.


