Afrique du Sud: Les marques chinoises à bas prix remodèlent le marché automobile sud-africain

Les constructeurs automobiles chinois et indiens sont en train de remodeler le marché automobile sud-africain à mesure que les consommateurs se tournent vers des véhicules moins chers. Des marques telles que Chery et Great Wall Motor ont gagné des parts de marché alors que la faible croissance économique et l’augmentation du coût de la vie poussent les acheteurs à se tourner vers des modèles bon marché.

Chery est entré sur le marché en 2021 et est déjà devenu le deuxième vendeur de voitures du pays après Toyota. Les ventes de l’entreprise comprennent des véhicules sous les marques Omoda, Jaecoo et Jetour.

Les constructeurs indiens se développent également. Mahindra & Mahindra augmente sa capacité de production en Afrique du Sud, tandis que Tata Motors est revenu sur le marché après plusieurs années.

La montée en puissance des nouveaux entrants affecte les constructeurs établis en Europe, au Japon et aux États-Unis.


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Mercedes-Benz envisage de partager son usine d’assemblage de l’est de Londres avec Great Wall Motor afin de maintenir les niveaux de production.

Depuis près de trente ans, l’entreprise allemande exporte des berlines de classe C de l’usine vers les États-Unis dans le cadre de la loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (African Growth and Opportunity Act), qui permet à certaines exportations africaines d’entrer sur le territoire américain en franchise de droits de douane.

Toutefois, les tensions commerciales et les changements de politique pourraient affecter l’accès aux exportations.

L’industrie automobile sud-africaine est confrontée à d’autres pressions. La hausse des coûts de production, le ralentissement de la demande intérieure et l’évolution des marchés automobiles mondiaux affectent les constructeurs.

La production locale a diminué au cours des deux dernières décennies. Seule une voiture sur trois vendue en Afrique du Sud est produite localement, contre 56 % il y a vingt ans.

Les constructeurs automobiles ont exhorté le gouvernement à mettre en place des politiques de soutien à la production locale et à l’expansion du marché intérieur.

Points clés à retenir

L’industrie automobile sud-africaine est en pleine mutation structurelle : les fabricants à bas prix gagnent des parts de marché et les exportateurs traditionnels sont confrontés à de nouvelles pressions. La faible croissance économique et la baisse du pouvoir d’achat poussent les consommateurs à se tourner vers des véhicules bon marché, ce qui crée des opportunités pour les marques chinoises et indiennes qui rivalisent en termes de prix. Dans le même temps, l’incertitude commerciale mondiale, y compris les droits de douane potentiels et les changements de politique sur les marchés d’exportation tels que les États-Unis, menace un pilier essentiel du secteur automobile sud-africain. L’industrie a toujours compté sur les programmes d’exportation et les incitations gouvernementales pour maintenir la production. Toutefois, la hausse des coûts et l’évolution mondiale vers les véhicules électriques posent de nouveaux défis aux fabricants. Alors que les nouveaux entrants se développent et que les entreprises établies réévaluent leurs stratégies de production locale, le rôle de l’Afrique du Sud en tant que centre régional de fabrication entre dans une période d’ajustement qui pourrait remodeler la structure de son secteur automobile.

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