Afrique du Sud: le nouvel ambassadeur des Etats-Unis présente ses lettres de créance

Le nouvel ambassadeur américain en Afrique du Sud Leo Brent Bozell a officiellement pris ses fonctions ce mercredi 8 avril 2026 lors d’une cérémonie à Pretoria, aux côtés d’une vingtaine d’autres diplomates fraichement arrivés. Si Leo Brent Bozell vient de remettre ses lettres de créance à Cyril Ramaphosa, il est déjà dans le pays depuis deux mois, assez pour avoir été rappelé à l’ordre par Pretoria le mois dernier, dès sa première prise de parole publique. Ce mercredi, le président Ramaphosa a d’ailleurs rappelé l’importance pour les diplomates de respecter leur pays hôte.

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avec notre correspondant à Pretoria, Valentin Hugues

C’est l’histoire d’un conservateur américain connu pour sa longue opposition à Nelson Mandela et plus généralement au mouvement de lutte anti-apartheid tout entier, qui devient, à 70 ans, ambassadeur en Afrique du Sud. 

« Représentant les États-Unis d’Amérique, son excellence Leo Brent Bozell III… », lance la présentatrice.

« Mon objectif, durant mon mandat ici, est de m’appuyer sur le respect mutuel, et de porter nos deux nations vers des horizons jamais encore atteints », assure Leo Brent Bozell III. 

Derrière ces mots courtois et la poignée de main avec Cyril Ramaphosa, il y a une relation particulièrement tendue entre Washington et Pretoria.

Leo Brent Bozell est très proche de Donald Trump, qui cible régulièrement la nation arc-en-ciel. Le nouvel ambassadeur avait été rappelé à l’ordre dès sa première prise de parole publique en Afrique du Sud, le mois dernier, après des critiques sur la politique intérieure sud-africaine et le système judiciaire du pays. 

Lors de cette cérémonie de prise de fonction à Pretoria, Cyril Ramaphosa en a d’ailleurs profité pour rappeler quelques règles de bonne conduite. « Lorsque je nomme des ambassadeurs dans vos pays respectifs, j’attends d’eux qu’ils respectent la souveraineté de votre pays, qu’ils fassent preuve de tact diplomatique et qu’ils s’abstiennent de toute ingérence dans vos affaires de politique intérieure. » 

Côté Afrique du Sud, il n’y a toujours pas d’ambassadeur aux États-Unis depuis l’expulsion d’Ebrahim Rasool en mars 2025. Ebrahim Rasool avait qualifié la politique étatsunienne de « suprémaciste ». Les relations entre les deux pays sont tendues. Donald Trump a coupé les aides à l’Afrique du Sud, qu’il accuse de maltraiter la minorité blanche avec sa loi sur l’expropriation. Dans le viseur américain, on retrouve aussi la plainte sud-africaine contre Israël pour génocide à Gaza devant la Cour internationale de Justice. L’Afrique du Sud, elle, a annoncé son retrait temporaire du G20 dont les États-Unis assurent la présidence tournante en 2026.

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