Afrique du Sud: confusion autour de la participation de l'Iran à l'exercice naval Mosi-3

L’exercice militaire conjoint Mosi-3 au large des côtes sud-africaines prend fin ce vendredi 16 janvier 2026. Pendant une semaine, cet entraînement avec des navires sud-africains, chinois et russes – pour protéger les routes commerciales –, a fait couler beaucoup d’encre, notamment avec une participation iranienne qui n’est pas très claire et un manque de communication publique. Un casse-tête diplomatique pour l’Afrique du Sud.

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Avec notre correspondant à Johannesburg, Valentin Hugues

C’est un exercice militaire qui manque de clarté… D’abord, pour la première fois, l’Iran est invité à participer, mais plusieurs sources expliquent ensuite à la presse que le pays ne sera finalement qu’observateur – un changement de dernière minute, car Pretoria souhaiterait rétablir ses relations commerciales avec les États-Unis. Seulement, des images montrent bien un navire iranien rejoindre le large –, ce que l’armée confirme sur Facebook, avant de supprimer sa publication.

« Je pense que tout le monde est perdu, y compris ce gouvernement sud-africain, affirme Darren Olivier, spécialiste défense et directeur de l’African Defence Review. Il est difficile de savoir avec certitude si l’Iran a bien participé, mais il n’y a aucune raison de faire sortir leur navire simplement pour observer. On peut imaginer que le ministre de la Défense sud-africain ait décidé d’ignorer l’ordre, ce qui serait bien sûr extrêmement inquiétant. L’autre possibilité est que l’Iran a accepté de se retirer, mais que les Chinois en aient décidé autrement. Parce que, bien que l’exercice ait lieu en eaux sud-africaines, il est dirigé par la Chine. »

Au-delà des spéculations, selon l’expert, ces confusions révèlent en tout cas les limites de la diplomatie sud-africaine. « On ne peut pas prétendre être non aligné et participer à ce genre de démonstration de force… L’Afrique du Sud doit effectivement rester partie intégrante des Brics+, mais devrait plutôt faire comme l’Inde ou le Brésil, qui se tiennent à l’écart du côté plus militariste et du « hard power » des Brics+. »

L’Alliance démocratique (DA), deuxième parti politique du pays, a sommé l’Afrique du Sud de clarifier cette situation de toute urgence.

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