Afrique du Sud: Brent Bozell, nouvel ambassadeur américain, arrive dans un climat tendu

En Afrique du Sud, le nouvel ambassadeur des États-Unis vient d’arriver, ont confirmé des sources diplomatique à plusieurs médias, mardi 17 février 2026. Nommé en mars 2025 par Donald Trump, confirmé par le Sénat en décembre, Brent Bozell est une figure de la sphère conservatrice, fervent soutien d’Israël. Son arrivée pose donc beaucoup de questions. Va-t-il apaiser, ou au contraire aggraver, les tensions entre les deux pays ?

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Avec notre correspondante à JohannesburgJoséphine Kloeckner

Lors de son audition devant le Sénat américain, Brent Bozell a assuré approcher son rôle d’ambassadeur avec « respect pour les Sud-Africains ». Il a aussi déclaré qu’il ferait une priorité de pousser Pretoria à renoncer à sa plainte devant la Cour internationale de justice contre Israël, qu’elle accuse de génocide à Gaza. Le nouvel ambassadeur souhaite par ailleurs faire avancer le programme de réfugiés dédié aux Sud-Africains blancs, victimes selon Donald Trump d’une « persécution », ce que la nation arc-en-ciel réfute.

Les relations entre Washington et Pretoria sont au plus bas depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Le milliardaire états-unien a imposé des droits de douane de 30% sur de nombreux produits d’export sud-africains, sur fond d’accusations de persécution des Blancs dans le pays. Brent Bozell a aussi affirmé vouloir communiquer les objections des États-Unis à ce qu’il appelle une « dérive géostratégique » de l’Afrique du Sud vers la Chine, la Russie ou encore l’Iran.

Des prises de positions très affirmées, mais la simple présence de cet ambassadeur américain, plus d’un an après le départ du précédent, ouvre aussi la voie à davantage de dialogue entre les deux nations. L’Afrique du Sud n’a elle-même plus d’ambassadeur aux États-Unis, depuis l’expulsion d’Ebrahim Rasool en mars 2025.

Ce sera, pour Brent Bozell, le premier poste diplomatique de sa carrière. Figure influente de la droite médiatique américaine, fondateur du Media Research Center, qui a pour mission de contrer les biais progressistes dans les médias, il occupera formellement ses fonctions une fois présentées ses lettres de créance au gouvernement sud-africain.

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