À la Une: 20 ans après sa promulgation, la Constitution de la RDC «à la croisée des chemins»

Ouvrons cette revue avec Le Potentiel, qui titre à sa Une : « La Constitution de 2006 divise, vingt ans après sa promulgation ». Promulguée le 18 février 2006 par Joseph Kabila, la loi fondamentale célèbre ses vingt ans dans un climat politique marqué par de fortes crispations.
Le quotidien souligne que « certains cadres du régime en place plaident pour sa révision, voire son changement, estimant qu’elle ne répond plus aux réalités du pays ». À l’inverse, l’opposition y voit « une manœuvre visant à permettre au pouvoir de se maintenir durablement aux commandes de l’État ».
Entre ces deux camps, Le Potentiel donne la parole au professeur Jo Sekimonyo, qui préconise « une correction complète du texte, afin de l’adapter aux défis économiques et sociaux actuels, sans toucher aux principes fondamentaux ».
À la croisée des chemins
Mais du côté de l’opposition, la méfiance reste totale. Olivier Kamitatu, ancien président de l’Assemblée nationale « rejette fermement toute révision, y voyant une tentative politique visant à prolonger le règne des dirigeants en place ». Le quotidien Kinois de conclure : vingt ans après, la Constitution est « à la croisée des chemins ».
Autre sujet largement commenté, la mine de Rubaya au Nord-Kivu. Le quotidien Le Journal titre sans détour : « Mine de Rubaya, le caillou de la RDC dans la chaussure de Washington ! ». Le tabloïd décrit Rubaya comme « un théâtre » où, en façade, les États-Unis cherchent à sécuriser leurs chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques, tandis qu’« en coulisses, le M23 contrôle le rideau, avec Kigali en régisseur officieux ».
Pour Le Journal, Kinshasa propose « un joyau qu’elle ne possède pas pleinement », comparable à « une maison dont les clés sont gardées par le voisin ». La mine, riche en tantale, est actuellement sous contrôle du M23, soutenu par le Rwanda selon plusieurs sources, rendant tout partenariat « hautement sensible », comme le souligne Congo Nouveau qui note que l’inclusion de Rubaya dans la liste des actifs stratégiques que Kinshasa propose à Washington est « un signal politique de Kinshasa, qui met Washington face à ses responsabilités », tout en soulignant qu’il est « peu probable que les États-Unis engagent un affrontement frontal avec Kigali ».
« Plusieurs ex-miliciens Mobondo seront bientôt intégrés dans l’armée »
C’est ce que révèle le tabloïd La Vraie Thématique. À la suite d’une vaste campagne de désarmement menée récemment par le ministère délégué près la Défense, Eliezer Ntambwe, plusieurs miliciens Mobondo ont accepté de servir sous le drapeau afin de défendre le territoire national.
Un groupe de volontaires a été transféré à Kinshasa. Ils ont été installés dans un site d’hébergement situé dans la commune de N’Sele, en attendant leur intégration au sein des Forces armées ou d’autres services publics.
Le tabloïd rappelle la trajectoire criminelle de la milice Mobondo « née d’un conflit foncier opposant les communautés dans le territoire de Kwamouth, au Mai-Ndombe » avant de se transformer en « crise sécuritaire d’ampleur ».
Les affrontements ont causé de lourdes pertes en vies humaines, des pillages et d’importants déplacements de populations.



