Cote d'Ivoire: Inclusion numérique – L'Ansut et l'UAT s'accordent pour la création d'un espace virtuel d'échange

La Côte d’Ivoire, à travers l’Agence nationale du service universel des télécommunications (Ansut), et l’Union africaine des télécommunications (UAT) ont décidé de mettre en place un cadre commun d’échanges et de partage d’expériences.
La signature de ce protocole d’accord est intervenue le 28 août 2025 à Abidjan, lors de la 2e édition de l’atelier régional sur le Service universel des télécommunications (Sutel 2025). À cette occasion, le directeur général de l’Ansut, Gilles Thierry Beugré, et le secrétaire général de l’UAT, John Omo, ont officialisé leur partenariat devant les gestionnaires de fonds de service universel. Cet accord jette les bases d’un espace virtuel destiné à favoriser la co-construction et le développement d’initiatives communes.
Un espace africain de dialogue numérique
Selon Gilles Beugré, l’édition 2025 du Sutel revêt une dimension régionale renforcée, avec comme innovation majeure la création de cet espace virtuel d’échange. « Ce cadre sera un lieu où l’Afrique parlera d’une seule voix ; où nous partagerons nos politiques, nos projets et nos résultats. Il permettra aussi de mesurer l’impact concret de nos actions sur chaque village, chaque école, chaque communauté », a-t-il déclaré.
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Le directeur général de l’Ansut a par ailleurs insisté sur l’idée d’un numérique érigé en droit fondamental. « Nous construisons une Afrique où la distance ne sera plus une barrière, mais où la proximité numérique ouvrira de nouvelles opportunités », a-t-il ajouté.
Réduire le déficit de connectivité
Pour sa part, le secrétaire général de l’UAT, John Omo, a rappelé que malgré les progrès réalisés, le niveau de connectivité en Afrique demeure faible. Grâce aux initiatives collaboratives, environ 43 % de la population a aujourd’hui accès à Internet, principalement via le mobile, contre une moyenne mondiale de 67 %. Mais seulement 7 % de la population africaine bénéficie réellement d’un accès régulier, avec des écarts encore plus marqués dans les zones rurales.
Face à cette situation, il a exhorté les acteurs du secteur à redoubler d’efforts pour combler le retard et à investir davantage dans la cybersécurité afin de lutter contre la criminalité numérique croissante sur le continent.
Le numérique, enjeu de justice sociale
Abondant dans le même sens, Philippe Goagba, représentant de la GSMA, a estimé que le numérique, désormais au cœur du quotidien des populations, constitue une véritable question de justice sociale. Selon lui, cet atelier offre une tribune pour plaider en faveur d’un accès élargi à la connectivité, condition indispensable au développement inclusif.
Il convient de rappeler que cette deuxième édition du Sutel s’est tenue en marge de la troisième et dernière réunion préparatoire africaine à la Conférence mondiale de développement des télécommunications (CMDT-2025).