Madagascar: Candidatures aux sénatoriales – Lutte intestine dans le camp présidentiel

Les prochaines sénatoriales, prévues le 11 décembre 2025, s’annoncent comme une formalité électorale pour le régime en place.
La date du 11 décembre 2025 est proposée par la Commission électorale pour tenir les sénatoriales. Une consultation qui devrait renouveler les membres de la chambre haute. Mais la victoire du camp présidentiel paraît déjà acquise, tant la majorité des grands électeurs, notamment les maires, se rangent derrière le pouvoir. Mais derrière cette apparente tranquillité se cache une tout autre réalité, une lutte intestine acharnée pour décrocher les précieuses places au Sénat.
L’opposition, déjà affaiblie, n’a quasiment aucune marge de manoeuvre. Le parti Malagasy Miara-Miainga, qui détenait encore un siège, s’apprête à perdre le dernier bastion qui lui restait. Son leader, Hajo Andrianainarivelo, fragilisé par une série de défaites électorales, notamment dans son fief d’Avaradrano, a vu son parti s’effriter et se marginaliser sur la scène politique. Autant dire que la bataille ne se jouera pas entre majorité et opposition, mais bel et bien au coeur du pouvoir.
Coups bas
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Car c’est dans le camp présidentiel que l’arène s’embrase. Les organisations alliées du régime rivalisent pour se tailler une représentation au Sénat. Les différentes formations politiques qui gravitent autour du régime vont faire la course pour décrocher le ticket final. Les tractations en coulisses se multiplient, les alliances se font et se défont à une vitesse fulgurante. La compétition est rude, parfois impitoyable, et les coups bas sont même monnaie courante. Cette guerre fratricide rappelle les grands affrontements internes qui secouent régulièrement les appareils politiques dominants.
Même les sénateurs nommés, habituellement assurés d’un fauteuil, se pressent pour figurer sur les listes de la majorité présidentielle. Dans cet univers où rien n’est acquis, la bataille pour Anosikely se transforme en un véritable bras de fer entre factions, chacune déterminée à s’imposer dans l’ombre du président. Le 11 décembre, les urnes ne feront que confirmer la toute-puissance du régime. Mais d’ici là, les vraies batailles se joueront loin du regard des électeurs : dans les couloirs, les salons et les alliances de circonstance où se décident les équilibres internes du pouvoir.