Présidentielle en Côte d'Ivoire: plus de 50 dossiers ont été déposés à la Commission électorale indépendante

Les prétendants à la présidentielle du 25 octobre en Côte d’Ivoire avaient jusqu’à ce mardi 26 août à minuit pour déposer leur dossier au siège de l’instance en charge de l’organisation du scrutin. Celle-ci a maintenant trois jours pour les transmettre au Conseil constitutionnel qui va, lui, devoir établir la liste définitive des candidats avant le 10 septembre.

Publié le : Modifié le :

3 min Temps de lecture

Avec notre correspondante à Abidjan, Bineta Diagne

En Côte d’Ivoire, les prétendants à la présidentielle du 25 octobre prochain avaient jusqu’à ce mardi 26 août minuit pour faire acte de candidature auprès de la Commission électorale indépendante (CEI). À l’issue du processus qui vient de s’achever, plus de 50 dossiers ont été déposés au siège de l’instance.

On y retrouve évidemment ceux des candidats investis par les principales formations politiques ivoiriennes : le président sortant Alassane Ouattara pour le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le parti au pouvoir, l’ancien Premier ministre Pascal Affi N’Guessan pour le Front populaire ivoirien (FPI), ou encore l’ex-Première dame Simone Ehivet pour le Mouvement des générations capables (MGC).

De leur côté, les directions du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) ont déposé les dossiers de Tidjane Thiam et de l’ancien président Laurent Gbagbo, bien que leurs noms ne figurent pas sur la liste électorale définitive publiée au mois de juin par la CEI. Pour l’un comme pour l’autre, l’option d’un plan B a été écartée.

Deux grands absents

Cette décision n’a pourtant pas dissuadé certains cadres de leurs formations respectives d’afficher leurs ambitions, ce qui leur a valu d’être désavoués et déchus des fonctions qu’ils y occupaient. AU PDCI, c’est le cas du député Jean-Louis Billon qui entend participer au scrutin présidentiel sous la bannière du Congrès démocratique, une coalition de huit partis, tandis qu’au PPA-CI, Ahoua Don Mello a décidé de se lancer dans la course avec une « candidature de précaution » – comme l’appellent ses partisans – pour « éviter que son parti – le PPA-CI – ne soit le grand absent de la compétition », explique Kouakou Kouamé, son directeur de cabinet.

Du côté des indépendants enfin, plusieurs figures tentent leur chance, comme Antoine Tiémoko Assalé, le député de Tiassalé, ou Vincent Toh Bi-Irié, l’ancien préfet d’Abidjan.

La CEI a maintenant trois jours pour transmettre l’ensemble des dossiers qu’elle a reçus au Conseil constitutionnel qui va, lui, devoir ensuite contrôler l’éligibilité de tous les candidats et vérifier les parrainages des électeurs. Si l’institution a jusqu’au 10 septembre pour publier la liste définitive des candidats retenus pour le scrutin, il y a d’ores et déjà une certitude : l’ancien Premier ministre Guillaume Soroqui vit aujourd’hui en exil, et l’ancien ministre de la Jeunesse Charles Blé Goudé, désormais leader du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep), en seront les deux grands absents. Tous deux ayant été condamnés par la justice ivoirienne, ils ont été radiés de la liste électorale.

À lire aussiPrésidentielle en Côte d’Ivoire: les dates à retenir

source

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Scroll to top
Close