Afrique du Sud: une application pour mesurer la qualité de l'air et se protéger des particules fines

En Afrique du Sud, où l’exposition aux particules fines a fait 42 000 morts en 2023 selon l’ONG Greenpeace, des chercheurs de l’université du Witwatersrand ont développé une application pour informer en temps réel les Sud-Africains en cas de pic de pollution de l’air. Leur constat est simple : la situation empire, les actions se font attendre, le public doit donc être informé pour mieux se protéger.

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De notre correspondant à Johannesburg, Valentin Hugues

Au milieu de la pièce, qui prend des airs de tour de contrôle, un grand écran permet de surveiller la qualité de l’air à travers Johannesburg. « Si on regarde ce quartier par exemple, on voit que tout va bien », explique le docteur Edward Nkadimeng, ingénieur sur le projet développé par le consortium sud-africain du contrôle de qualité de l’air.

« Mais si on regarde cette autre station, d’après nos données, on constate un pic considérable de particules fines aujourd’hui, ce qui peut provoquer des problèmes d’asthme ou encore des troubles respiratoires », alerte le docteur. Des particules fines qui causent nombre de décès, plusieurs dizaines de milliers chaque année en Afrique du Sud selon l’ONG Greenpeace.

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L’objectif de cette application est donc d’informer le public en temps réel, « en envoyant des notifications pour signaler que vous vous trouvez actuellement dans une zone polluée et qu’il serait peut-être préférable de porter un masque », appuie Edward Nkadimeng

C’est un peu comme regarder la météo sur son téléphone. Une solution unique sur le continent, mais surtout essentielle, selon Dominique Adams, qui coordonne le projet. « Au cours des cinq à dix dernières années, la situation s’est aggravée », observe-t-il. « On a le trafic routier, mais aussi des gens qui brûlent leurs déchets, sans oublier l’activité minière. Cette application va donc jouer un rôle important », prédit ce chef de projet.

Ici, tout est fait dans ce petit laboratoire, au premier étage du département de physique, de la fabrication des capteurs à leur installation en passant par leur programmation. Après trois ans de travail, tout semble prêt pour un lancement officiel de l’application autour du mois de juin.

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