Ile Maurice: Les mesures tardent à se concrétiser

Plus de 15 jours après les agressions, qui ont secoué le secteur hospitalier, le malaise persiste chez le personnel soignant. Médecins et infirmiers du public s’interrogent sur la mise en oeuvre effective des mesures annoncées par les autorités pour garantir leur sécurité.

Au début du mois, le ministre de la Santé, Anil Bachoo, avait réagi en rencontrant les représentants syndicaux à la suite de ces incidents. À l’issue de cette réunion, il avait fermement condamné ces actes et promis des actions rapides. «On ne peut pas permettre aux gens de rentrer à n’importe quelle heure dans les salles d’hôpitaux», avait-il déclaré, évoquant notamment un meilleur contrôle des accès.

Mais sur le terrain, les professionnels de santé peinent à constater des changements significatifs. Le président de la Medical and Health Officers Association (MHOA), le Dr Vinesh Sewsurn, souligne que les mesures tardent à se concrétiser. «On note la présence de quelques agents de sécurité ou de policiers mais cela reste insuffisant par rapport à ce qui avait été évoqué», explique-t-il.


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Selon lui, des décisions plus fermes auraient dû être prises sans délai, notamment l’interdiction stricte de circuler dans les salles en dehors des heures de visite. «C’est une mesure essentielle, qui aurait déjà dû être appliquée. Nous ne comprenons pas ce qui bloque à ce stade», déplore-t-il.

Le Dr Sewsurn affirme que des directives auraient déjà été données au niveau administratif mais leur traduction concrète sur le terrain se fait attendre. L’absence de circulaires officielles ou de signalisation claire dans les établissements hospitaliers alimente l’incompréhension du personnel.

Malgré cette frustration, le syndicat adopte, pour l’instant, une posture mesurée. «Nous savons que le ministre partage nos préoccupations. Nous lui laissons le temps d’agir et d’apporter des solutions concrètes», indique le président de la MHOA. Toutefois, il prévient que la situation pourrait évoluer en cas de nouveaux incidents.

En attendant, un mot d’ordre a été lancé : vigilance accrue. Les membres sont invités à signaler tout problème ou comportement à risque, tant au syndicat qu’à l’administration, afin de permettre une réaction rapide.

Parmi les pistes évoquées figurent le renforcement des restrictions d’accès dans les salles, une meilleure utilisation des caméras de surveillance, avec un lien direct vers le centre de contrôle de la police, ainsi qu’une présence policière accrue dans les hôpitaux et centres de santé. Autant de mesures jugées nécessaires pour restaurer un climat de sécurité au sein des établissements publics.

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