Est de la RDC: les civils sont menacés par toutes les parties au conflit, estime Human Rights Watch

La situation dans l’Est de la RDC est au programme d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies ce mercredi 15 avril à New York. Avec ce rendez-vous, Human Rights Watch vient de publier un rapport pour alerter sur les difficultés des populations civiles dans le Sud-Kivu et notamment dans les Hauts-Plateaux où se concentre une partie des combats ces dernières semaines. L’organisation de défense des Droits de l’homme estime qu’actuellement « toutes les parties belligérantes menacent l’aide humanitaire et la protection des civils ».
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« Les civils se retrouvent coincés entre le marteau et l’enclume, explique Clémentine de Montjoye, chercheuse senior sur la région des Grands Lacs à Human Rights Watch. Ils font face à des abus de toutes les parties. »
« D’une part, les Twirwaneho [milice alliée du M23.- NDLR] dans les zones qu’ils contrôlent, ont menacé et enrôlé de force les civils et empêchent également les civils de quitter Minembwe malgré les combats en cours dans la région. D’autre part, les personnes que l’on a interviewées nous disent avoir peur aussi des exactions, notamment des groupes Wazalendo, qui sont alliés à l’armée congolaise et qui ont, dans les zones contrôlées par ces groupes-là, érigé des barrières, harcèlent les populations ou même détenu certains individus dans des lieux de détention informels », poursuit la chercheuse.
« Donc, le message qu’on a aujourd’hui, c’est qu’il faut mettre l’accent et mettre la pression sur les différentes parties au conflit pour faciliter l’accès humanitaire et respecter les principes de base du droit international humanitaire par rapport à la protection des civils. » Ceci afin de « permettre aux civils de fuir les combats en sécurité ».
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