Madagascar: Handball – Le Sud, une réserve de talents intarissable

De l’Atsimo Andrefana à l’Ihorombe, le handball du Sud s’affirme comme un véritable bastion au niveau national. Entre héritage et formation solide il constitue désormais une référence.

Longtemps dominé par les formations des Hautes Terres, le handball malgache a connu, depuis le milieu des années 2000, un basculement progressif vers le Sud. Atsimo Andrefana et Ihorombe ont bâti leur ascension sur une pratique populaire solidement ancrée et une politique de formation efficace. Ces régions alimentent régulièrement les phases finales nationales et fournissent de nombreux joueurs aux équipes nationales, toutes catégories confondues.

Le championnat de Madagascar de handball, qui a pris fin vendredi au Palais des sports Mahamasina, a démontré la puissance du handball du Sud en remportant trois titres nationaux sur les quatre disputés. À Toliara, cette dynamique s’enracine dans l’histoire de l’ASCO, véritable institution locale. Le club a posé les bases d’un handball structuré, exigeant et formateur. Au-delà de son palmarès de multiple champion de Madagascar, il a transmis une culture fondée sur la discipline, la solidarité et l’engagement, formant plusieurs générations de joueurs qui irriguent aujourd’hui toute la région.


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Dans son sillage, d’autres clubs ont émergé, renforçant la densité du handball sudiste, à l’image du Handball Club Espoirs Sportifs d’Atsimo Andrefana (HC EST). Dirigé par Serge Vital, ce club illustre la réussite d’un modèle basé sur l’engagement et la débrouillardise. Malgré des conditions difficiles, les résultats sont au rendez-vous, notamment avec plusieurs titres nationaux chez les jeunes entre 2021 et 2024. « Nous ne disposons pas de gymnase ni d’éclairage pour jouer la nuit. Nous nous entraînons entre midi et 14 heures. Le handball est un talent naturel chez nos jeunes, adapté à leur puissance, leur vision de jeu et leur rapidité », explique-t-il.

Une identité de jeu forgée dans l’adversité

À Ihorombe, des clubs comme HBCI ou VASIA se distinguent également, notamment dans les catégories jeunes. Leur constance au plus haut niveau révèle l’existence d’un vivier solide, alimenté par les compétitions scolaires et régionales. Sur le terrain, le Sud impose un style bien défini : impact physique, défense agressive et jeu rapide en transition. Cette intensité déstabilise souvent des équipes plus techniques mais moins engagées. En dépit d’infrastructures limitées, les clubs compensent par une forte cohésion et une culture de la gagne forgée dans des conditions exigeantes.

Si la domination à l’échelle nationale est désormais affirmée, le défi reste de consolider ces acquis. Structuration des clubs, amélioration des infrastructures et accompagnement vers le haut niveau seront déterminants. Car le potentiel est bien réel : les jeunes générations continuent d’affluer et d’élever le niveau de compétition. L’objectif est clair : transformer cette suprématie nationale en succès régionaux, notamment face aux formations de l’océan Indien, surtout les handballeurs et handballeuses de La Réunion, qui dominent l’océan Indien, et inscrire durablement le handball du Sud au sommet.

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