Sénégal: La Fondation nationale Sénégal solidaire des Premières dames cible de critiques
Au Sénégal, les deux Premières dames ont lancé leur fondation philanthropique, la Fondation nationale Sénégal solidaire, mercredi. Elle a vocation à porter des projets dans la santé, l’éducation et l’autonomisation des femmes. Mais des voix s’élèvent pour dénoncer un manque de transparence et une démarche jugée contradictoire avec la volonté de rupture affichée par le président Bassirou Diomaye Faye.
C’est lors de la pose de la première pierre d’un centre de dépistage des cancers que la fondation a officiellement vu le jour. La structure a été créée par décret par le président lui-même en octobre dernier.
Un « instrument au service de la nation », selon Marie Khone Faye, l’une de ses épouses. Mais la formule ne convainc pas tout le monde. Les premières critiques viennent du Pastef lui-même, le parti présidentiel, dont Bassirou Diomaye Faye s’est récemment distancé avec le lancement de sa propre coalition.
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« Nous ne nous sommes pas battus pour un recyclage des pratiques antérieures, tacle le député Guy Marius Sagna. Ce que nous attendons du président de la République, c’est de servir le peuple sénégalais et non de poser des actes qui laissent à penser qu’on est en train de s’enrichir personnellement, d’enrichir sa famille. C’est une déception ! »
L’administrateur de la fondation, Amadou Dramé, défend lui une logique complémentaire pour lever des ressources là où le budget de l’État sénégalais ne suffit pas. La fondation n’y est d’ailleurs pas inscrite: ses financements doivent venir de partenaires extérieurs. « Nous avons une flexibilité que l’administration peut ne pas avoir. L’administration ce sont des procédures, c’est un peu lourd, un peu lent… », explique Amadou Dramé.
Pour répondre aux accusations d’opacité, la fondation promet des garde-fous : un conseil de fondation, une cellule de contrôle interne et des commissaires aux comptes.



