Kenya: Safaricom fait passer les utilisateurs de M-PESA à l'application unifiée dans le cadre de sa consolidation

Safaricom a commencé à migrer les utilisateurs de son application autonome M-PESA vers une nouvelle plateforme, My OneApp, afin de consolider ses services et de renforcer sa position sur le marché de la finance numérique au Kenya.
La société a dévoilé My OneApp le 2 avril lors de son sommet Decode 4.0. Depuis le 3 avril, les utilisateurs de M-PESA ont commencé à recevoir des mises à jour les redirigeant vers la nouvelle interface, marquant ainsi le début d’une transition progressive.
My OneApp combine les fonctionnalités de l’application M-PESA et de l’application mySafaricom en un seul système. Selon Safaricom, ce changement permettra de réduire les doublons, de simplifier l’infrastructure et de créer une expérience utilisateur unifiée.
La plateforme fait partie de la stratégie FinTech 2.0 de Safaricom, qui vise à dépasser les services de télécommunications pour s’étendre à un écosystème technologique plus large d’ici 2030. La société intègre également des services financiers tels que les paiements, l’épargne et les investissements dans une interface unique.
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Ce déploiement intervient alors que des banques comme Equity Group Holdings et KCB Group améliorent leurs offres numériques pour concurrencer la domination de M-PESA en matière de paiements et de transferts.
Points clés à retenir
L’initiative de Safaricom s’inscrit dans une stratégie de plateforme visant à mieux contrôler l’activité des utilisateurs et à développer les sources de revenus. En regroupant les applications dans une interface unique, l’entreprise peut réduire la complexité opérationnelle tout en recueillant davantage de données sur le comportement des utilisateurs. Ces données peuvent être utilisées pour offrir des services personnalisés, améliorer l’engagement et augmenter le volume des transactions. L’intégration de services et de produits financiers tiers positionne My OneApp comme une « super application », où les utilisateurs peuvent accéder à de multiples services sans quitter l’écosystème. Ce modèle a été couronné de succès sur d’autres marchés, notamment en Asie, où les plateformes combinent les paiements, le commerce et les services financiers.
Au Kenya, la concurrence s’intensifie à mesure que les banques améliorent leurs produits numériques et ciblent les services traditionnellement dominés par M-PESA. La réponse de Safaricom consiste à approfondir son écosystème, ce qui rend plus difficile le changement de fournisseur pour les utilisateurs en intégrant davantage de services dans l’usage quotidien. Pour les investisseurs, c’est le signe d’un passage de la domination d’un seul produit à une concurrence basée sur les plateformes, où l’échelle, les données et l’engagement des utilisateurs déterminent l’avantage à long terme.


