Afrique de l'Est: Le Kenya relance un pôle technologique retardé grâce à un nouveau financement de 26 millions de dollars

Le techno-centre de l’Institut de recherche et de développement industriel du Kenya, qui était au point mort à Nairobi, a été relancé grâce à un nouveau financement et à un nouveau contractant, prolongeant ainsi les retards d’un projet proposé pour la première fois en 2013.

Le gouvernement a ajouté 3,4 milliards KES, soit environ 26,1 millions de dollars, ce qui porte le coût total du projet à 8,56 milliards KES, soit 65,9 millions de dollars. Il s’agit d’une augmentation par rapport au budget initial de 5,9 milliards KES, selon les informations communiquées par la Kenya National Highways Authority.

La KeNHA a attribué le principal contrat de construction à Kingsley Construction Company pour un montant de 2,66 milliards de KES. L’entreprise devrait achever le projet d’ici février 2028.

Le technocentre devait initialement être achevé en 2016, mais il a connu des retards répétés en raison de déficits de financement et de différends entre les entrepreneurs. La construction s’est arrêtée en 2022 après que l’entrepreneur initial a quitté le chantier pour cause de factures impayées.


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La vérificatrice générale du Kenya, Nancy Gathungu, a déclaré qu’environ 5 milliards de KES avaient déjà été dépensés pour ce projet inachevé, alors que la valeur livrée jusqu’à présent était limitée.

Points clés à retenir

Le technocentre KIRDI met en lumière les difficultés d’exécution des grands projets d’infrastructure publique et d’innovation au Kenya. Alors que le pays ambitionne de construire une économie axée sur l’innovation, l’exécution a été ralentie par des contraintes de financement, des problèmes de passation de marchés et des litiges entre entrepreneurs. Des retards similaires ont affecté des projets tels que Konza Technopolis, soulevant des questions sur la gestion du projet et l’allocation des capitaux. Des dépassements de coûts de plus de 50 % révèlent des structures de planification et de financement déficientes, les budgets initiaux ne tenant pas compte des retards ou de l’inflation.

La décision de continuer à financer le projet par l’intermédiaire du Trésor plutôt que par un partenariat public-privé témoigne d’une préférence pour un achèvement mené par l’État en dépit de la pression fiscale. Pour les investisseurs et le secteur privé, ces retards sapent la confiance dans les calendriers et les rendements des infrastructures publiques. Pour les décideurs politiques, le défi consiste à passer de l’annonce du projet à son exécution, en veillant à ce que le capital déployé se traduise par des actifs fonctionnels qui soutiennent l’innovation, la recherche et la croissance industrielle.

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